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Iran: un responsable espère la libération des chefs de l'opposition

18/03/2014 09:13 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Le chef du Haut Conseil iranien des droits de l'Homme a dit mardi espérer la fin des mesures de résidence surveillée qui frappent les opposants Mehdi Karoubi et Mir Hossein Moussavi, ont rapporté des médias.

Les deux candidats réformateurs à la présidentielle de juin 2009 avaient été placés en résidence surveillée en février 2011, accusés de complot contre le régime après avoir appelé à des manifestations pour contester la réélection du conservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Après le scrutin, ils avaient dénoncé des fraudes massives et appelé leurs partisans à descendre dans la rue. La répression du mouvement avait fait des dizaine de morts et plusieurs milliers de personnes avaient été emprisonnées.

"J'espère que leur cas seront étudiés et qu'on ne les verra plus en résidence surveillée", a déclaré Mohammad Javad Larijani, un conservateur dont l'instance est intégrée au pouvoir judiciaire.

"La prison et les assignations à résidence ne sont pas appropriées", a-t-il estimé, cité par l'agence Irna.

"La position de notre Conseil est qu'il faut faciliter le processus en vue d'une décision finale", a-t-il ajouté.

Le sort des deux responsables politiques est revenu dans les débats après l'élection en juin 2013 du président Hassan Rohani, un religieux soutenu par les camps réformateur et modéré.

Plusieurs membres du gouvernement ont affirmé ces derniers mois qu'ils tentaient d'obtenir une levée de la mesure contre les deux opposants. Les conservateurs, au contraire, refusent toute clémence sans repentir des deux responsables.

La semaine dernière, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait exhorté Hassan Rohani à envisager "la libération immédiate" de MM. Karoubi et Moussavi "et à leur donner un accès urgent et adéquat à des soins médicaux".

Plusieurs personnalités condamnées dans le cadre de la contestation de 2009, dont l'avocate des droits de l'Homme Nasrin Sotoudeh, ont été libérées ces derniers mois, une décision considérée comme un geste d'ouverture de M. Rohani vers l'Occident.

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