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Intimidation: un enfant sur quatre admet avoir été «méchant ou cruel»

18/03/2014 02:37 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT
Getty Images
This is a major issue in school, rejection and intimidation between students. Here is a group of five friends gossiping behind the back of a visibly sad rejected girl. Desaturated effect.

TORONTO - Environ un enfant canadien sur quatre sondés sur la cyberintimidation a reconnu avoir été «méchant ou cruel» envers une autre personne sur Internet, tandis que plus d'un enfant sur trois a dit en avoir été victime, indique une nouvelle étude.

Mais des experts affirment que la cyberintimidation n'est probablement pas aussi répandue ou sérieuse que ce que croient certains parents.

Matthew Johnson, directeur de l'éducation à l'organisation sans but lucratif HabiloMédias, a oeuvré l'an dernier auprès d'écoles dans chaque province et territoire pour sonder 5436 élèves de la 4e à la 11e années à propos d'enjeux concernant l'Internet.

M. Johnson a fait valoir que contrairement à une certaine perception qui circule dans les médias, dans des institutions scolaires ou au sein des gouvernements, les cas «extrêmes» impliquant les conséquences «les plus tragiques» ne sont pas la «norme».

Les élèves se disant «intimidateurs» ont principalement affirmé avoir proféré des insultes (78 pour cent), tandis que très peu d'élèves ont dit avoir adopté des comportements plus graves. Seulement 12 pour cent ont dit s'être moqués de l'appartenance culturelle ou de la religion d'une personne, sept pour cent ont dit avoir pris à partie un camarade pour son orientation sexuelle, et quatre pour cent ont dit avoir harcelé sexuellement une autre personne.

M. Johnson a souligné que plusieurs enfants n'associent pas leur comportement à de la cyberintimidation, et estiment plutôt qu'il est normal et cadre dans le «drame de la vie des adolescents». Selon lui, «assez souvent», il est question de relations complexes dans le cadre desquelles les jeunes peuvent s'échanger les rôles d'intimidateur, de victime et de témoin à différents moments. M. Johnson a aussi dit que la plupart des élèves s'étant dits victimes de cyberintimidation ont soutenu qu'il ne s'agit pas d'un enjeu majeur pour eux.

Quelque 37 pour cent ont dit avoir été victimes de cyberintimidation. De ce nombre, 70 pour cent ont affirmé que cela ne représentait jamais ou rarement un problème. Aussi, 21 pour cent ont affirmé que le comportement d'intimidation était «parfois» un problème, et neuf pour cent ont affirmé qu'il s'agissait «souvent» d'un problème.

«Je ne veux pas donner l'impression que la cyberintimidation n'est pas un problème, car il y a assurément un certain nombre d'enfants pour qui il s'agit d'un problème significatif — et pour certains enfants, c'est un enjeu très significatif», a exprimé M. Johnson. «Mais ce que (cette étude) nous dit, c'est que nous devons être beaucoup plus nuancés dans la manière d'agir à l'égard de la cyberintimidation.»

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