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Greenpeace occupe une centrale nucléaire française

18/03/2014 09:19 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

PARIS - Une soixantaine de militants du groupe environnemental Greenpeace sont montés sur le toit du réacteur d'une centrale nucléaire française dans l'est du pays, mardi, et y sont restés pendant quelques heures avant d'être arrêtés par des policiers arrivés par hélicoptère.

Les militants ont accroché une bannière sur laquelle on pouvait lire «Stop Risking Europe» («Ne mettez pas l'Europe en danger», en anglais) à côté d'un des réacteurs de la centrale de Fessenheim, près de la frontière avec l'Allemagne. Cette centrale est la plus vieille de France et attire les militants antinucléaires qui estiment qu'elle n'est pas sécuritaire et qu'elle aurait dû être fermée il y a longtemps.

Dans un communiqué émis mardi, Greenpeace France affirme que des militants provenant de 14 pays européens sont venus en France «pour dénoncer le risque que fait courir le nucléaire français sur l’Europe» ainsi que pour faire la promotion d'une transition énergétique.

La France dépend de l'énergie nucléaire plus que n'importe quel autre pays pour son alimentation électrique. Le président François Hollande a promis de réduire cette dépendance, mais les projets de fermeture de la centrale de Fessenheim traînent en longueur.

Deux hélicoptères de la police et quelque 200 gendarmes ont été déployés sur place, a dit un porte-parole du ministère de l'Intérieur. En après-midi, tous les militants avaient été arrêtés et amenés à des commissariats de police pour être interrogés, selon Greenpeace France.

L'Autorité de sûreté nucléaire affirme que l'intrusion «n’a pas eu d’impact sur la sûreté de l’installation». La compagnie Électricité de France, qui gère la centrale, affirme de son côté que les militants ont été incapables de pénétrer à l'intérieur des édifices, même si des images diffusées par Greenpeace montrent certains manifestants juchés sur un toit.

Après que les policiers aient retiré la bannière de Greenpeace, d'autres militants en ont déployé une à bord de bateaux sur le Rhin voisin. «Nous voulons démontrer que même si vous enlevez une bannière, le problème ne disparaît pas», a expliqué une porte-parole du groupe écologiste.

Cette manifestation survient un mois après que Greenpeace ait déversé un chargement de charbon à la porte du palais présidentiel français. Le groupe demande aux pays européens de s'engager à porter à 45 pour cent leur recours aux énergies renouvelables d'ici 2030.

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