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Des ministres israéliens contre la libération de prisonniers palestiniens

18/03/2014 01:18 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Deux ministres israéliens celui de l'Economie Naftali Bennett, chef d'un parti nationaliste religieux, et celle de la Justice, la centriste Tzipi Livni, en charge des négociations avec les Palestiniens, ont émis mardi des doutes sur la libération prévue d'un dernier contingent de prisonniers palestiniens.

Au début de sa rencontre avec Barack Obama à la Maison Blanche lundi, le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé que la libération comme prévu de prisonniers le 29 mars fournirait "un indice très solide du sérieux des Israéliens quant au processus de paix".

"Je pense que le cabinet de sécurité doit se poser la question de la logique de ces libérations", a déclaré M. Bennett à la radio militaire.

"Il est clair pour tout le monde que ces discussions ne progressent pas. On va libérer des terroristes pour qu'il (Mahmoud Abbas) fasse capoter les négociations ? Quelle est cette logique?", s'est interrogé M. Bennett, un faucon qui dirige le parti nationaliste religieux Foyer juif, proche des colons.

Lors de la reprise des négociations de paix en juillet sous l'égide des Etats-Unis, Israël s'est engagé à relâcher 104 prisonniers palestiniens en quatre phases, dont les trois premiers contingents, de 26 chacun, ont déjà été libérés.

Considérée comme le membre le plus modéré du gouvernement, Tzipi Livni, chef du parti centriste Hatnouah, a elle aussi exprimé mardi son scepticisme sur la dernière vague de libérations.

"L'ouverture des portes des prisons pour les détenus palestiniens se trouve également dans les mains de Mahmoud Abbas et dépendra des décisions qu'il prendra dans les prochains jours", a-t-elle affirmé lors d'une conférence, dans des propos publiés sur sa page Facebook.

Alors que les trois premières vagues avaient déjà suscité des critiques en Israël, plusieurs ministres du gouvernement de droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu ont exprimé leur opposition à de nouvelles libérations, compte tenu de la dégradation du climat entre les deux parties.

Dans un rapport sur les "violations" des droits des Palestiniens par Israël depuis le début des négociations jusqu'au 16 mars, l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) souligne mardi qu'au cours de cette période "56 Palestiniens ont été tués" et que les travaux ont commencé sur "10.509 unités de logement" dans les colonies.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a exclu vendredi toute nouvelle libération "s'il n'est pas clair que les négociations continuent jusqu'à la fin de l'année".

"S'il n'y a aucun changement de ton et d'attitude (de la part de la direction palestinienne, NDLR), il n'y a aucune raison de les libérer", a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a reconnu le 12 mars n'avoir "jamais vu" un pareil niveau de méfiance entre les deux camps et qu'un règlement de paix, s'il restait "possible", était "difficile".

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