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Crimée: des Tatars pourraient devoir quitter leurs terres

18/03/2014 07:00 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Le nouveau pouvoir pro-ruse en Crimée, région qui s'apprête à être rattaché à la Russie, envisage de reprendre une partie des terres occupées "illégalement" par les Tatars, a annoncé mardi le vice-Premier ministre de la région Roustam Temirgaliev.

"Nous allons (leur) demander de libérer une partie des terres (qu'ils occupent) car nous en avons besoin pour des projets sociaux", a déclaré M. Temirgaliev à l'agence russe Ria Novosti, en soulignant que de nombreux terrains, notamment à Simféropol --la capitale-- étaient occupés "illégalement" par les Tatars.

Les Tatars, qui sont musulmans et représentent entre 12 et 15% de la population locale, ont massivement boycotté le référendum de dimanche pour le rattachement de la Crimée à la Russie, auquel ils sont majoritairement opposés.

En 1944, toute la population tatare de Crimée a été déportée en Asie centrale sur ordre de Staline. Les Tatars n'ont été autorisés à revenir en Crimée qu'à partir de 1989, à l'époque de la perestroïka.

Ils se sont parfois installés sur des terrains dont ils ne possédaient plus l'acte de propriété, leurs anciennes terres ayant été occupées par de nouveaux habitants, après la déportation de 1944.

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