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Cadre financier des libéraux: «soyez inquiets», prévient Nicolas Marceau

18/03/2014 03:49 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - «Imaginaires», «trafiqués», «inventés»: le ministre des Finances sortant, Nicolas Marceau, a puisé dans son dictionnaire de synonymes pour critiquer les chiffres mis de l'avant dans le cadre financier déposé mardi par le Parti libéral du Québec (PLQ).

Les Québécois devraient être «inquiets» et prendre bien garde avant de faire confiance aux libéraux, qui ont laissé miroiter une «croissance artificielle des revenus» dans cet exercice financier, qui s'appuie sur des entrées d'argent «imaginaires» de 5,1 milliards $, a plaidé M. Marceau.

Ultimement, les citoyens devront essuyer de nouvelles hausses d'impôt s'ils optent pour les libéraux de Philippe Couillard, car ceux-ci dépenseront davantage, a-t-il prévenu mardi en conférence de presse dans les bureaux montréalais du Parti québécois (PQ).

Nicolas Marceau a par ailleurs refusé la prémisse voulant que l'élection d'un gouvernement libéral se traduise par un climat d'investissement plus favorable. En matinée, Philippe Couillard y était allé de cette explication pour justifier le fait que la croissance économique atteindrait 2,1 pour cent, par rapport à l'estimation péquiste de 1,9 pour cent.

«C'est ridicule et c'est de la pensée magique», a tranché le ministre des Finances sortant.

«Le passé récent nous enseigne que la seule chose qui croisse plus rapidement sous les libéraux, c'est la dette et la corruption», a-t-il poursuivi.

Pierre Karl Péladeau, qui accompagnait M. Marceau, a pour sa part reproché aux libéraux de préconiser un modèle économique dépassé, qui est basé sur «l'endettement» et les «infrastructures» plutôt que sur la création d'emplois.

«Je me suis engagé en politique justement pour travailler et faire en sorte que je puisse amener cette expérience. (...) J'en ai créé, des emplois», a-t-il fait valoir.

Le candidat péquiste dans la circonscription de Saint-Jérôme a refusé de s'aventurer sur d'autres terrains que celui de l'économie, mardi. Il a esquivé les questions qui traitaient de souveraineté et de la glissade du PQ dans le plus récent sondage CROP-La Presse.

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