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Algérie: Amnesty dénonce la fermeture d'une télévision d'opposition

18/03/2014 12:22 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Amnesty International a dénoncé mardi la "fermeture" de la chaîne de télévision satellitaire privée algérienne Al Atlas TV, très critique envers le pouvoir, et pressé les autorités algériennes de permettre sa réouverture, dans un communiqué parvenu à l'AFP.

Amnesty "craint qu'Al Atlas TV n'ait été sanctionnée pour ses critiques envers les autorités" et appelle les autorités à "permettre la réouverture de cette chaîne et à s'abstenir de fermer arbitrairement d'autres médias", selon le texte.

Al Atlas TV a cessé d'émettre le 12 mars sur ordre des autorités algériennes, au lendemain d'une perquisition.

Les responsables de la chaîne ont dénoncé une vengeance suite à des émissions très critiques diffusées avant l'élection présidentielle du 17 avril.

Amnesty a aussi appelé Alger à ne "pas restreindre arbitrairement la libre circulation de l'information, et (à) veiller à ce que tout processus mis en place pour l'octroi de licences ou l'enregistrement des stations de télévision privées soit juste, transparent et respectueux de la liberté d'expression".

Le gouvernement avait autorisé provisoirement en avril 2013 plusieurs chaînes de télévisions satellitaires de droit étranger, qui opéraient de facto dans le pays depuis 2011, à ouvrir des studios à Alger.

Fin décembre, le gouvernement a prorogé ces autorisations provisoires jusqu'à l'entrée en vigueur d'une nouvelle loi sur l'audiovisuel, adoptée le 20 janvier par le Parlement, mais toujours pas entrée en application.

La télévision publique est régulièrement accusée de n'exprimer que les vues officielles et de soutenir le président Abdelaziz Bouteflika, qui brigue un quatrième mandat à l'âge de 77 ans, après 15 ans de pouvoir.

Les partisans du président-candidat ont lancé début mars une chaîne de télévision privée de droit étranger, Wiam TV.

Une autre chaine de télévision, Espoir TV, a également commencé a émettre deux semaines avant l'ouverture de la campagne électorale et devrait soutenir l'ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, principal challenger de M. Bouteflika.

abh/cbo

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