POLITIQUE

PKP, un employeur aux nombreux conflits de travail

17/03/2014 08:19 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT
PC

Il y a une semaine maintenant, le Parti québécois annonçait la candidature de l'ex-grand patron de Québecor dans la circonscription de Saint-Jérôme. Depuis son arrivée dans la campagne électorale, certains ont accusé Pierre Karl Péladeau d'être le « pire employeur » du Québec. Mais qu'en est-il vraiment? Ces critiques sont-elles justifiées?

Un texte de Jean-Philippe Robillard Twitter Courriel

La chef de Québec solidaire, Françoise David, affirmait la semaine dernière que le PQ venait de choisir « l'un des patrons les plus intransigeants, les plus anti-travailleurs du Québec ».

Vérifications faites, après une compilation des statistiques annuelles du ministère du Travail du Québec, on constate que le bilan de Pierre Karl Péladeau en matière de relations de travail est loin d'être reluisant.

De 2000 à 2012, alors qu'il était à la tête de Québecor, la société a été l'employeur qui a eu le plus grand nombre de « jours-personnes perdus » en raison des conflits de travail.

Selon nos calculs, au cours de cette période, 10 % du nombre total des jours de travail perdus et de personnes qui n'ont pas travaillé en raison d'une grève ou d'un lock-out étaient liés à Québecor.

L'empire fondé par Pierre Péladeau est suivi par le gouvernement du Québec (8,2 %), la Société des alcools du Québec (3,8 %) et Petro-Canada (1,1 %).

On se souvient tous des conflits de travail chez Vidéotron et au Journal de Montréal, deux entreprises du groupe Québecor. Le lock-out au Journal de Montréal a duré de janvier 2009 à février 2011, alors que celui de Vidéotron s'est étiré sur 10 mois en 2002-2003.

Bref, on peut conclure que Pierre Karl Péladeau a bel et bien été mêlé à plusieurs conflits de travail.

Pour notre compilation, nous ne nous sommes intéressés qu'aux statistiques concernant les unités syndicales de plus de 100 membres.

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