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Pierre Karl Péladeau: un homme de convictions (ENTREVUE/PHOTOS)

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PIERRE KARL PLADEAU
Patrick Lauzon via FOTOimage

Le candidat vedette du Parti québécois (PQ) dans Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, concède que son arrivée a bouleversé l’échiquier politique et a remis à l'avant-scène l’option souverainiste. Il fait toutefois confiance au processus référendaire mis de l’avant par Pauline Marois pour convaincre les citoyens de «prendre la meilleure décision» le temps venu. Il dit aussi s’engager en politique pour «améliorer l’économie» et «servir les entrepreneurs» afin qu’ils se démarquent encore plus.

«Il y a peut-être eu une orientation sur le retour de l’interrogation autour de la souveraineté et un possible référendum, a-t-il confié en entrevue avec Le Huffington Post Québec. J’ai été clair sur cette question, et j’ai répété ce que Mme Marois avait dit : elle veut consulter les Québécois sur l’importance fondamentale de l’enjeu, et c’est ce que je pense qu’elle entend faire après qu’elle sera élue première ministre.»

L’homme d’affaires affirme d’ailleurs que «la nature même de son engagement» repose sur ses convictions souverainistes. «Je ne pense pas qu’on peut s’engager pour le Parti québécois sans avoir des convictions fortes pour la souveraineté », a-t-il réitéré une semaine après son entrée en scène.

«Maintenant, il faut suivre ce que Mme Marois a dit parce que c’est plus que respectueux, a-t-il dit, faisant référence au livre blanc sur la souveraineté et au processus de consultation qui en découlera. C’est incontournable qu’on entame un processus et qu’on fasse le nécessaire pour bien indiquer ce que sont les tenants et aboutissants de l’option péquiste pour que l’éclairage soit le plus large possible, puis efficace afin que les citoyens puissent prendre la meilleure des décisions.»

Pierre Karl Péladeau s’est également exprimé sur ses liens d’amitié avec l’ancien premier ministre du Canada, Brian Mulroney. «C’est un homme pour qui j’ai énormément d’estime. C’est quand même le seul (premier ministre canadien) qui a tenté de réintégrer le Québec dans la fédération», a-t-il dit, précisant que l’ancien premier ministre canadien a également joué un rôle de conseiller auprès de son père et lui.

Des actions québécoises

Interrogé sur les critiques soulevées par l’annonce de sa candidature au poste de député, l’ancien grand patron de Québecor s’est dit étonné par certaines d'entre elles, dont celles entourant ses actions chez Québecor. «En politique, je n’ai jamais vu personne faire l’unanimité. Mais en général, les gens ont accueilli mon arrivée de façon assez positive», a-t-il constaté.

« J’ai trouvé certaines remarques concernant mes actions assez curieuses. Moi, j’ai milité depuis les trois dernières années pour, justement, qu’on maintienne nos entreprises au Québec. Si je devais vendre mes actions, c’est un siège social qui dépérirait au fur et à mesure, et je ne sais pas qui pourrait l’acheter. Ça prend quand même des capitaux importants », a-t-il dit, citant comme exemple l’achat de Vidéotron aux mains de Rogers il y a quelques années. Une transaction qui a permis, rappelle-t-il, de garder le siège social au Québec.

«Je n’en suis pas à ma première attaque, et sûrement pas à la dernière. Sinon, tu peux toujours rester chez vous et aller jouer au golf en Floride, ironise-t-il. De toute façon, je ne joue pas au golf.»

Tourné vers l’avenir

Président du conseil d’administration d’Hydro-Québec, Pierre Karl Péladeau estime que le Québec peut se démarquer encore plus grâce à l’expertise de la société d’État. Elle peut aussi continuer à «attirer des entreprises à venir s’installer ici» grâce notamment à ses coûts «d’exploitation extrêmement compétitifs.»

Il ne ferme pas non plus la porte à un retour d'Hydro-Québec sur la scène internationale. Une question, dit-il, qui pourrait être étudiée « notamment autour du développement de la politique énergétique que le gouvernement du Parti québécois déploierait dans le cadre d’un gouvernement majoritaire», dit-il.

Dans le même sens, il estime que le Québec pourrait encore plus «exploiter» ses ressources naturelles et que «nous avons les moyens et les institutions financières pour le faire». «Il y a une formule simple qui dit qu’il est toujours préférable d’être propriétaire que locataire», rappelle-t-il.

L’ancien grand patron de Québecor veut également «encourager les entrepreneurs québécois» à avoir l’ambition de se développer encore plus au Québec, mais également à l’étranger. «Si je m’engage en politique, c’est pour l'amélioration de l’économie. Je pars aussi du principe que nous sommes aussi forts et même meilleurs que n’importe qui», affirme-t-il.

Quel est l’homme politique qu’il admire ? À cette question Pierre Karl Péladeau nomme René Lévesque pour, notamment, avoir eu le courage de nationaliser et créer Hydro-Québec.

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