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Patrick Roy s'attend à recevoir un accueil chaleureux des partisans du CH

17/03/2014 03:58 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Patrick Roy s'attend à recevoir un accueil chaleureux des partisans du Canadien à son retour à Montréal comme entraîneur de l'Avalanche du Colorado, mardi.

L'ancien gardien vedette a souligné qu'il ne verrait pas pourquoi il en serait autrement puisque les partisans du Tricolore avaient exprimé le désir, dans une très forte majorité, de le voir prendre les rênes de l'équipe, en 2012, avant l'embauche de Marc Bergevin.

«L'accueil va être très bon, je suis sûr. Il y a deux ans, je serais devenu le directeur général et l'entraîneur du Canadien, si ce n'avait été que des partisans», a relevé à la blague Roy, lundi, devant un imposant parquet de journalistes au Centre Bell.

«Je dois admettre que j'avais été très flatté, a-t-il ajouté, en évoquant les résultats du sondage CROP qu'un quotidien montréalais avait publié. Ce n'est pas que je doutais de l'appréciation des partisans envers moi. Mais ça m'avait fait comprendre qu'on avait fait une croix sur les événements ayant entouré mon départ.»

Tenant des propos élogieux à l'endroit du CH, Roy a même glissé le nom de Mario Tremblay dans la liste des «grands leaders» qui ont été pour lui une source d'inspiration, à l'époque où il était joueur. Comme quoi, le temps finit par arranger les choses.

La douloureuse rupture qu'il y a eue entre l'organisation et lui, au moment où il a exigé d'être échangé en 1995 en raison d'un conflit avec Tremblay, alors l'entraîneur de l'équipe, est véritablement de l'histoire ancienne.

Roy a reconnu que cet autre retour à Montréal revêt un cachet particulier pour lui. Mais qu'il va tenter dans la mesure du possible d'aborder le match comme tous les autres.

À la blague, il a dit être tellement concentré sur sa tâche d'entraîneur qu'il n'avait même pas pensé à jeter un regard vers le plafond du Centre Bell, où son numéro 33 est immortalisé depuis le 22 novembre 2008.

Il a mentionné être revenu une seule fois dans l'amphithéâtre depuis qu'il a revêtu l'équipement de gardien lors du match du Centenaire, le 4 décembre 2009. C'était avant le deuxième match de la série entre le Canadien et les Sénateurs d'Ottawa, l'an dernier.

L'Avalanche se présente à Montréal en affichant un excellent dossier de 44-19-5, bon pour 93 points — le cinquième meilleur total de la LNH, avant lundi. Le Canadien montre un rendement de 37-25-7, pour 81 points.

Tout un redressement

L'équipe du Colorado a orchestré tout un redressement, après avoir terminé en 29e place au classement général la saison dernière. Les joueurs interrogés ont tous accordé une grande part de mérite à Roy parce qu'il a su créer un environnement de travail positif.

«On peut quasiment le cibler comme l'unique responsable de ce revirement de situation, a argué l'attaquant Matt Duchene. On avait déjà un excellent groupe de joueurs, mais il a su ajouter l'élément qui manquait. On a du plaisir, on ne ressent pas la pression de devoir gagner à tout prix.

«Personnellement, j'ai développé une superbe relation avec lui, a continué Duchene. Il m'a aidé à connaître une excellente saison et à avoir la chance de porter les couleurs de l'équipe olympique canadienne à Sotchi. Je lui dois énormément.»

L'attaquant recrue Nathan MacKinnon, sérieux aspirant pour l'obtention du trophée Calder, a affirmé que Roy mérite le titre d'entraîneur par excellence de la LNH cette saison.

Roy retourne les éloges aux joueurs en déclarant qu'ils sont la principale raison des succès de l'Avalanche.

«Je ne m'accorderai jamais de mérite. Ça revient aux joueurs, a-t-il affirmé. Le groupe d'entraîneurs et moi, nous sommes des partenaires. Nous donnons des ressources aux joueurs. Nous leur amenons continuellement des idées.»

Un partenaire

La communication étant un aspect essentiel pour lui, Roy a expliqué avoir établi une relation basée sur la confiance et le respect dès son arrivée en poste.

«Nous avons voulu créer un partenariat. Nous avons expliqué aux joueurs que le style de jeu n'avait pas été conçu pour les entraîneurs, mais pour eux. C'était important qu'ils se sentent impliqués dans la façon de jouer de l'équipe. À partir du moment où ils le sont, ils n'ont pas le sentiment qu'on cherche à imposer nos vues. Ça change la donne, et ça rend l'atmosphère agréable pour tout le monde.»

Que l'équipe ait gagné 12 de ses 13 premiers rencontres de la saison n'a fait que renforcer la notion de positivisme.

«Ce groupe de joueurs avait davantage besoin d'un partenaire que d'un 'coach' qui va dire: 'Ça va marcher comme çi ou comme ça'», a-t-il avancé.

Le bouillant personnage s'est visiblement assagi. Le vétéran gardien Jean-Sébastien Giguère, qui sera d'office mardi, a souligné que Roy n'a pas piqué une seule crise de colère cette saison.

«Les gens ne me connaissent que superficiellement, a répondu Roy. Je suis intense, mais les 10 ans que j'ai passés dans les rangs juniors (à la barre des Remparts de Québec) m'ont bien préparé à travailler avec les jeunes d'aujourd'hui.

«L'approche qui consiste à être continuellement à la recherche de solutions plaît à l'équipe, a-t-il résumé. Moi, je dis toujours que le verre est à moitié plein, pas à moitié vide.»

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