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Match à Montréal: Patrick Roy ne se laisse pas distraire (VIDÉO)

17/03/2014 02:40 EDT | Actualisé 17/03/2014 04:50 EDT

On attendait sa venue depuis le début de la saison. C'est un Patrick Roy affable et confiant, dans la foulée de ses premiers succès comme entraîneur dans la Ligue nationale, qui a répondu aux questions des journalistes lundi au Centre Bell.

Un texte de Jean-François Chabot

En voulant cacher son anxiété à l'idée de revenir à la maison derrière le banc de l'Avalanche, Roy a d'entrée de jeu reconnu que le moment allait être spécial.

En tant qu'entraîneur, il tient à garder les choses simples. « Je ne vais pas demander à mes joueurs de se comporter différemment parce qu'on affronte le Canadien », a-t-il dit.

« J'essayais de ne pas trop y penser, même si c'est particulier. Je voulais que mes joueurs restent concentrés pour affronter Chicago, St. Louis et Ottawa. Mais je ne veux surtout pas passer sous silence mes belles saisons ici et le rapprochement qui est survenu entre moi et l'organisation du Canadien au moment du retrait de mon chandail. »

Roy a parlé de sa rencontre avec Marc Bergevin au moment où il était pressenti pour le poste d'entraîneur-chef du Canadien.

« C'était surtout une rencontre de courtoisie. Marc était un directeur général recrue. Il ne voulait sûrement pas commencer avec un entraîneur recrue. Je comprends bien la décision, mais ça m'a fait réaliser que j'avais vraiment le goût de tenter l'expérience du coach dans la LNH. »

Roy s'attend à bonne opposition de la part du Tricolore mardi soir. « On ne joue pas dans la même association. Ce n'est pas un match de quatre points. Mais ces deux points sont quand même importants. Le Canadien va bien et vient de gagner ses deux derniers matchs. Tout le monde a vu la belle remontée de samedi. C'est le genre de victoire qui peut vous amener loin, et Michel Therrien le sait. »

Revenir chez les pros

Roy est le premier à reconnaître que ses 10 saisons passées à la barre des Remparts de Québec ont été très importantes dans sa préparation à diriger une équipe de la LNH.

« J'avais deux organisations en tête pour faire le saut dans la LNH : le Canadien et l'Avalanche. Mais c'est aussi important d'être bien entouré. Des gars comme André Tourigny et François Allaire rendent mon travail plus facile. »

Pour lui, il n'y a pas de recette magique. « La clé du succès, c'est d'abord la qualité des individus et un effort soutenu. C'est une question de relation de confiance et de respect. Notre système est fait pour les joueurs, pas pour les coachs. L'implication de chacun est importante. »

« Je ne prendrais jamais le crédit pour les succès de l'équipe. Ce sont les joueurs qui font le travail. Ces gars-là avaient raté les séries quatre des cinq dernières années et ils voulaient que ça change. »

Pourquoi pas nous?

Roy a parlé d'un souper d'équipe tenu au restaurant de Raymond Bourque avant le début de la saison à Boston.

« Raymond a demandé à prendre la parole. Il leur a parlé de la conquête de la Coupe Stanley. Ça les a inspirés. On a connu un début de saison formidable avec [une fiche de ]12-1. Ça a installé la confiance et ça nous a permis de croire en nos moyens. J'ai connu 1986 et 1993. On a trouvé une façon de gagner la Coupe quand on n'était pas supposé de le faire. »

Parions que c'est précisément ce qu'il attend des joueurs de l'Avalanche, mardi soir, au Centre Bell.

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