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Malawi: la présidente dénonce la violence électorale, promet une enquête

17/03/2014 03:37 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT

La présidente du Malawi Joyce Banda a promis lundi une enquête approfondie sur les violences qui ont éclaté pendant un meeting de sa campagne électorale, faisant deux morts dont un policier lynché.

"Tous ceux qui sont directement ou indirectement impliqués se verront appliquer toute la force de la loi", a déclaré Mme Banda dans un communiqué, se déclarant "choquée" par ces événements.

"Aucune arrestation n'a eu lieu et l'enquête se poursuit", a précisé à l'AFP Nicholas Gondwa, un porte-parole de la police.

"Cet acte barbare a un mobile politique", a ajouté la présidente. "Mon gouvernement ne tolèrera pas de tels actes de violence politique visant à déstabiliser l'organisation pacifique des élections et à menacer la paix et la sécurité de la population", a-t-elle poursuivi, dénonçant un "acte de lâcheté politique visant à miner les progrès démocratiques".

Kondwani Nankhumwa, directeur de campagne de la principale force d'opposition à Mme Banda, le DPP, a jugé "prématuré d'accuser son parti de violence politique tant qu'une enquête approfondie n'est pas achevée".

Ces violences ont eu lieu dimanche à Goliyati dans le district de Thyolo, près de Blantyre (sud), dans un fief de Peter Mutharika, le principal adversaire de Mme Banda à l'élection présidentielle du 20 mai.

Les forces de l'ordre malawites ont ouvert le feu sur des militants de l'opposition, tuant une personne, après le lynchage d'un policier par ces manifestants.

Après le lynchage à mort du policier, Cassim Julius, 40 ans, des hommes de son unité ont ouvert le feu "en situation d'autodéfense", selon la police.

Un des manifestants de l'opposition identifié comme Aaron Swarengela, 37 ans, a été touché par les tirs, et a succombé à ses blessures.

fm/clr/jpc

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