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L'ACI fait état d'une légère hausse des ventes d'habitations en février

17/03/2014 10:51 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT

OTTAWA - Le marché canadien de l'habitation est en train de ralentir, mais l'Association canadienne de l'immeuble (ACI) ne voit encore aucun signe d'une solide correction qui perturberait l'économie ou causerait un effondrement du secteur immobilier.

Dans de nouvelles prévisions publiées lundi, l'ACI a prédit que les ventes continueraient d'augmenter cette année, à 463 700 unités, soit un gain de 1,3 pour cent par rapport à 2013, même si cette prévision est inférieure à celle faite en décembre.

L'association a fait remarquer que 2014 avait débuté lentement, en dépit d'une hausse de 0,3 pour cent des ventes résidentielles en février comparativement au mois précédent, et d'une progression de 1,9 pour cent par rapport à février 2013.

La modeste augmentation de février faisait suite à cinq reculs mensuels qui ont laissé l'activité en déficit de 9,3 pour cent par rapport au sommet atteint en août 2013.

Néanmoins, il n'est pas justifié de parler d'effondrement, a indiqué l'économiste en chef de l'ACI, Gregory Klump.

M. Klump a d'ailleurs dit s'attendre à ce que les ventes reprennent au printemps.

«Les taux hypothécaires marginalement plus élevés devraient contrebalancer les gains attribuables à la plus forte économie et à la croissance soutenue du marché de l'emploi, et ainsi restreindre l'élan de l'activité de vente», a-t-il affirmé.

Le résultat net, selon l'ACI, est un marché de l'habitation ralentissant mais toujours croissant, avec des prix des résidences en hausse même si le rythme de cette progression a ralenti.

L'association a dit s'attendre à ce que que le prix résidentiel moyen augmente de 3,8 pour cent à l'échelle nationale en 2014 pour atteindre 397 000 $, et d'un autre 1,1 pour cent, à 401 400 $, en 2015.

L'économiste en chef adjoint de la Banque CIBC (TSX:CM), Benjamin Tal, qui suit de près le secteur immobilier, a dit ne pas être aussi optimiste que l'ACI au sujet de la direction prise par le marché. Il est cependant d'accord pour dire qu'il n'existe aucune solide indication d'une correction du marché — qui, selon certains analystes, pourrait faire plonger les prix de 20 pour cent à 30 pour cent au cours des années à venir.

«Je crois que même s'il sera correct, ce printemps ne sera pas un solide printemps (...) En fait, ce sera le printemps le plus faible depuis un moment», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, l'ACI a indiqué lundi que le prix moyen d'une maison vendue le mois dernier avait été de 406 372 $, un bond de 10,1 pour cent par rapport à la moyenne de février 2013 qui s'expliquerait par une hausse marquée des ventes sur le marché très coûteux de Vancouver.

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