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Grèce: une nuit de négociations avec la troïka et toujours pas d'accord

17/03/2014 08:56 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT

Le gouvernement grec, qui tablait sur un accord avec la troïka dimanche, a de nouveau déjoué ses propres conjectures et prolonge lundi ses discussions avec ses créanciers UE, BCE et FMI, en vue du déblocage d'une nouvelle tranche de prêts, selon des sources concordantes.

Interviewé lundi par la chaîne de télévision Antenna, le porte-parole du gouvernement Simos Kedigoglou a tenté de souligner le côté positif de ces négociations marathon: "Le fait que les discussions aient duré toute la nuit et que nous ayons décidé de les reprendre ce midi montre la volonté d'arriver à un accord, duquel nous sommes proches".

Le ministre des Finances Yannis Stournaras s'est contenté d'indiquer, à la sortie d'une rencontre avec le premier ministre Antonis Samaras, que les deux parties étaient "proches" mais sans pouvoir dire si les négociations allaient déboucher.

Initialement la Grèce s'était fixée la date butoir du 10 mars, puis, une fois ce délai dépassé, avait misé sur une issue dimanche.

Les hauts représentants de la troïka des créanciers de la Grèce sont de retour à Athènes depuis le 24 février, après avoir interrompu leurs discussions dans la capitale grecque à la mi-décembre.

Ils tentent de conclure le quatrième audit des comptes et réformes grecs, dans le cadre du second programme d'assistance lancé en mars 2012. Débuté fin septembre, il aurait dû être bouclé en quelques semaines.

Les audits de la troïka sont systématiquement l'objet de divergences entre Athènes et ses créanciers.

Cette revue est la clef du déblocage des prêts restant dues au titre de ce second plan d'aide. Un milliard d'euros avait été accordé en décembre mais la Grèce escompte cette fois le dégel d'environ d'au moins 8,5 milliards, nécessaire avant l'arrivée à maturité en mai de bons du Trésor.

Depuis le début des tractations cet automne, plusieurs différends entre la Grèce et ses créanciers ont été aplanis mais d'autres points de discussion sont apparus comme la libéralisation de plusieurs marchés, notamment lait, livres et médicaments, la simplification des procédures de licenciement collectif ou l'affectation de l'excédent primaire budgétaire (hors charge de la dette) dégagé en 2013.

L'allocation de cette somme évaluée par le Premier ministre à plus de 1,5 milliard d'euros "est de notre compétence", a réaffirmé lundi le porte-parole du gouvernement, Athènes n'étant pas disposé à tout accepter de ses créanciers, à deux mois et demi d'élections locales et européennes test pour la majorité.

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