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Avion disparu: les recherches s'étendent de l'Australie au Kazakhstan

17/03/2014 07:44 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT
How Foo Yeen via Getty Images
KUALA LUMPUR, MALAYSIA - MARCH 15: Datuk Hishammuddin Hussein (L), acting Minister of Transport and Malaysian Prime Minister Najib Abdul Razak update the media on the search and rescue plan for the missing MAS Airlines flight MH370 during a press conference on March 15, 2014 in Kuala Lumpur, Malaysia. During the press conference the Prime Minister said that investigators had discovered evidence from satellite and radar systems indicating that the communication systems of the aircraft had been intentionally disabled. The search for the plane in the South China Sea has now been abandoned with the focus switching to two flight corridors, the first stretching from the border of Kazakhstan and Turkmenistan to northern Thailand and a second stretching from Indonesia to the South Indian Ocean.The missing aircraft was carrying 227 passengers and 12 crew. (Photo by How Foo Yeen/Getty Images)

KUALA LUMPUR, Malaisie - Les autorités ont présenté un nouveau déroulement possible des événements ayant mené à la disparition de l'avion malaisien, lundi, selon lequel les dernières paroles entendues depuis le poste de pilotage pourraient avoir été prononcées avant la désactivation des systèmes de communication.

Le président et chef de la direction du transporteur Malaysia Airlines, Ahmad Jauhari Yahya, avait révélé plus tôt en journée que c'était le premier officier, Fariq Abdoul Hamid, qui avait prononcé les dernières paroles — «Très bien, bonne nuit».

Les autorités malaisiennes avaient d'abord déclaré que ces mots avaient été prononcés après que l'un des systèmes de communication ait été éteint, ce qui pourrait démontrer que le copilote cherchait à tromper la tour de contrôle, mais un doute persiste quant à cet aspect du mystère.

Les deux systèmes ACARS et le transpondeur de l'avion auraient également pu être éteints en même temps, et le message de bonne nuit aurait pu précéder toute coupure de contact avec les contrôleurs aériens, ajoutant à l'incertitude quant à savoir qui aurait été le responsable du détournement de l'appareil.

Les recherches pour retrouver le Boeing 777 de Malaysia Airlines, disparu tôt le 8 mars alors qu'il devait effectuer la liaison entre Kuala Lumpur et Pékin, ont été élargies dans les hémisphères nord et sud, lundi. Des navires australiens ont écumé le sud de l'océan Indien tandis que la Chine, dont plusieurs des 227 passagers sont originaires, a offert 21 de ses satellites pour aider les autorités malaisiennes à retracer l'appareil.

Les enquêteurs croient que l'avion aurait été délibéremment détourné avant de poursuivre son vol pendant plusieurs heures. Aucune piste n'a été écartée et les thèses du terrorisme, de sabotage et de suicide d'un pilote sont toutes étudiées. Les dossiers des 227 passagers, des 12 membres d'équipage et de tout le personnel au sol seront aussi épluchés à la recherche d'éventuels liens terroristes ou de problèmes personnels ou psychologiques.

Le ministre malaisien de la Défense et des Transports, Hishammuddin Hussein, a déclaré qu'il n'avait pas renoncé à retrouver l'appareil intact.

«Le fait qu'il n'y ait pas eu d'appel de détresse, pas de demande de rançon, pas de revendication, il y a toujours de l'espoir», a-t-il lancé lors d'une conférence de presse.

Des soupçons se sont notamment portés lundi sur Mohamad Khairul Amri Selamat, un ingénieur aéronautique malaisien de 29 ans qui prenait place à bord du vol MH370. Son père a dit ne pas avoir été contacté par la police.

«C'est impossible qu'il ait trempé dans une affaire comme celle-là, a dit Selamat Omar. C'est un bon garçon. Nous ne perdons pas espoir. Je prie pour que l'avion ne se soit pas écrasé et que nous puissions le revoir bientôt.»

Par ailleurs, des enquêteurs français sont arrivés à Kuala Lumpur pour mettre à contribution l'expertise développée pendant les deux années passées à chercher l'avion d'Air France qui s'est abîmé dans l'océan Atlantique en 2009. Ils ont toutefois rappelé qu'ils avaient alors pu analyser les appels de détresse des pilotes, ce qui n'est pas le cas cette fois-ci.

«C'est très différent de l'affaire Air France. La situation malaisienne est beaucoup plus difficile», a dit Jean-Paul Troadec, un conseiller spécial du Bureau d'enquêtes et d'analyses de la France.

Vingt-six pays participent actuellement aux recherches. Le premier ministre malaisien Najib Razak a annoncé, pendant la fin de semaine, qu'un très faible signal reçu par un satellite environ 7,5 heures après le décollage de l'avion démontre qu'il se trouvait quelque part le long d'une vaste courbe qui s'étire entre le Kazakhstan et le sud de l'océan Indien.

M. Hishammuddin a indiqué lundi que les fouilles le long de cette courbe avaient débutées, avec la participation de nombreux pays dont l'Australie et le Kazakhstan. Des experts croient toutefois que l'avion a probablement fait route vers le sud, pour éviter l'espace aérien très achalandé de pays comme la Chine, l'Inde et le Pakistan.

«Les facteurs impliqués dans cet incident continuent à se multiplier, la zone de recherche et sauvetage continue à s'élargir, et le niveau de difficulté augmente, mais tant qu'il reste une lueur d'espoir, nous continuerons à déployer tous les efforts», a dit le premier ministre chinois Li Keqiang par voie de communiqué.

Le premier ministre australien Tony Abbott a indiqué au Parlement avoir accepté de prendre la direction des recherches dans le sud de l'océan Indien.

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