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Malawi: plusieurs blessés après des violences contre un meeting de la présidente

16/03/2014 03:53 EDT | Actualisé 16/05/2014 05:12 EDT

Des dizaines de jeunes opposants ont lancé dimanche des pierres contre un meeting de la présidente Joyce Banda dans le sud du Malawi, faisant plusieurs blessés et obligeant la police à intervenir, selon la présidence.

L'incident s'est produit à Thyolo (sud), près de Blantyre, dans un fief du rival de Mme Banda à l'élection présidentielle du 20 mai.

"La situation s'est détériorée après la fin du rassemblement quand les jeunes ont jeté des pierres, obligeant la police à tirer des gaz lacrymogènes", a précisé le chargé de presse de la présidence, Steven Nhlane.

La présidente et d'autres membres du gouvernement n'étaient qu'à une centaine de mètres quand les jeunes ont commencé à jeter des pierres, faisant craindre pour sa sécurité, a précisé M. Nhlane, qui a assisté à l'incident. Mme Banda, qui a néanmoins pu prononcer son discours, a dû quitter les lieux sous forte escorte.

Des arrestations ont eu lieu parmi ces jeunes sympathisants de Peter Mutharika, frère de l'ancien président Bingu wa Mutharika décédé en 2012 et principal adversaire de Mme Banda, a précisé M. Nhlane, sans donner de chiffre.

La police n'était pas immédiatement joignable.

Un responsable du parti de Mme Banda, le Parti du Peuple (PP), Wakuda Kamanga, a précisé à l'AFP que deux de ses membres avaient été blessés par des pierres et "souffraient de profondes entailles au crâne", tandis que les occupants de plusieurs véhicules du parti et de l'administration ont été blessés quand leurs vitres ont été brisées.

Une voiture de la télévision d'Etat, Malawi Broadcasting Corporation (MBC), a été "très endommagée" et "deux journalistes ont été blessés aux yeux, Ronald Amos et Lorraine Kalilombe", selon la MBC.

La présidence a accusé le camp Mutharika et ses leaders d'instiguer la violence, dénonçant un comportement "primitif".

Mme Banda doit se défendre depuis octobre après le plus grand scandale de détournement d'argent public dans l'histoire du Malawi, qui a éclaboussé certains de ses ministres, débarqués depuis, et des hauts fonctionnaires à la présidence.

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