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La qualité de l'air à Limoilou s'invite dans la campagne électorale

16/03/2014 06:01 EDT | Actualisé 16/05/2014 05:12 EDT

Plusieurs partis politiques font de la protection de la qualité de l'air dans le quartier Limoilou une priorité à l'occasion de la présente campagne électorale.

Les épisodes de poussière rouge et de poussière de nickel survenus au cours des derniers mois inquiètent certains candidats. C'est le cas de Sébastien Bouchard, qui se présente pour Québec solidaire dans la circonscription de Jean-Lesage.

Il estime que le gouvernement péquiste a manqué de fermeté envers Ottawa dans sa gestion du dossier au cours des derniers mois.

Sébastien Bouchard fait valoir que la santé des citoyens de Limoilou doit passer avant tout, surtout devant le ping-pong que se livrent Québec et Ottawa quant à savoir qui a juridiction dans le Port de Québec et, conséquemment, sur les entreprises qui s'y trouvent.

« Les lois au Québec, elles ont été dépassées et là, on n'est plus à l'étape de se demander c'est la responsabilité de qui et de s'envoyer des papiers : il faut contraindre le Port à arrêter à menacer la santé de la population », lance le candidat de Québec solidaire.

Sébastien Bouchard ajoute que les entreprises fautives et responsables des émanations de poussières devraient être poursuivies en justice.

De son côté, la ministre sortante responsable de la Capitale-Nationale, Agnès Maltais, défend les actions de son gouvernement et affirme que la situation est sous contrôle.

Agnès Maltais ajoute que le Parti québécois a d'ores et déjà exercé des pressions sur les autorités du Port de Québec et sur Arrimage Québec, qui est montré du doigt comme étant la source des épisodes de poussière rouge et de nickel.

Le ministère québécois de l'Environnement a d'ailleurs délivré des avis de non-conformité à Arrimage Québec. L'entreprise dit quant à elle relever de la juridiction du gouvernement fédéral.

Agnès Maltais prévient que d'autres actions pourraient être entreprises. « Je vais vous dire qu'on va au maximum de ce qu'on peut faire à l'heure actuelle. On pourrait même aller jusqu'à l'injonction, mais avant de faire ça, il faut être sur du béton, parce que quand on parle de choses comme ça, il faut être sûr qu'on gagne », lance-t-elle.

De son côté, la Coalition avenir Québec estime que le PQ n'a fait qu'accuser Arrimage Québec sans vérifier si les épisodes de poussière peuvent provenir d'autres endroits.

« Le transport dans le secteur est un facteur contaminant, l'incinérateur de Québec est un facteur contaminant. On parle d'Arrimage, mais on ne parle jamais de Xstrata », lance-t-il.

Véronique Lalande, la citoyenne de Limoilou qui a tiré la sonnette d'alarme au sujet des épisodes de poussières dans l'air de son quartier, dit quant à elle écouter attentivement les différents candidats, en attendant de savoir qui sera élu.

« Je vous dirais qu'on a plus hâte que la campagne soit finie, que les acteurs soient élus, que les nouveaux ministres soient en place et qu'on puisse recommencer l'action concrète », dit-elle.

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