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Syrie/anniversaire: l'ambassadeur du pape craint que le conflit soit "oublié"

15/03/2014 07:46 EDT | Actualisé 15/05/2014 05:12 EDT

"On risque d'oublier la Syrie", où, "au delà des dommages visibles, la haine" empoisonne les esprits après trois ans de conflit: l'ambassadeur du pape en Syrie a lancé samedi un cri l'alarme appelant la communauté internationale "à relancer le dialogue sous d'autres modalités".

Dans une interview publiée par l'agence catholique Misna, le nonce Mario Zenari, qui réside toujours à Damas, a appelé comme priorité "à une assistance humanitaire pour soulager l'immense souffrance humaine" véçue par les déplacés qui s'amassent dans les quartiers sud de Damas, et ne peuvent bénéficier de l'assistance humanitaire en raison des combats, ainsi que les centaines de milliers de réfugiés dans les pays voisins.

"Une marée de souffrance humaine est sous nos yeux. Au delà des dommages visibles, il y a ceux encore plus douloureux, causés aux âmes, qui sont envahies par la haine", a déclaré l'émissaire du pape, qui depuis plus de trois ans, s'efforce d'encourager les voies du dialogue.

Le nonce relève "l'indignation éprouvée par les chrétiens mais aussi par les chefs religieux musulmans, face à l'extrémisme qui depuis une année environ s'ingère dans le pays", où, dit-il, des symboles religieux --églises mais aussi mosquées, ont été ciblés et parfois profanés.

Cet anniversaire "doit être un moment de réflexion pour la communauté internationale, appelée à trouver une nouvelle voie de sortie de la crise: le dialogue doit être relancé sous d'autres modalités" (...) Et "la communauté chrétienne, partie intégrante de la société, est appelée à apporter sa contribution". "Villages, élites et institutions religieuses peuvent aider à la naissance d'une nouvelle Syrie", estime-t-il.

La minorité chrétienne, sentant la menace de l'islamisme radical, s'est rangée généralement aux côtés du régime Assad, même s'il y a aussi dans chrétiens dans l'opposition démocratique.

Plusieurs religieux, évêques et prêtres catholiques et orthodoxes, notamment le père jésuite italien Paolo Dall'Oglio, n'ont toujours pas été libérés, et les nouvelles sur leur sort sont contradictoires.

jlv/ros

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