POLITIQUE

Élections 2014: François Legault admet avoir une côte à remonter

15/03/2014 12:07 EDT | Actualisé 15/05/2014 05:12 EDT
Agence QMI

« Je ne peux pas croire qu'on va parler de PKP puis "du pays" pendant trois semaines », s'exaspère François Legault samedi, alors qu'un nouveau sondage laisse entrevoir que l'arrivée en politique de Pierre Karl Péladeau pourrait faire perdre des votes à la Coalition avenir Québec.

Selon un sondage Léger Marketing réalisé pour le compte du Devoir et du Globe and Mail, le parti de François Legault ne récolterait que 14 % des intentions de vote, ce qui suggère que la CAQ devrait se contenter d'une poignée de députés. À la dissolution de l'Assemblée nationale, elle en avait 19.

Ce sont les libéraux qui profitent de la désaffection du vote caquiste, selon le sondage. Le PLQ est crédité de 37 % des suffrages, tout comme le Parti québécois. Québec solidaire ferme la marche des grands partis avec 9 % des intentions de vote.

L'enquête, réalisée auprès de 1205 répondants de mardi à jeudi, est non probabiliste, puisqu'elle a été menée sur Internet.

François Legault, qui était de passage à Montréal, admet toutefois qu'il a une côte à remonter. Il se dit malgré tout « très serein » et il invite les électeurs à ne pas se résigner en votant pour les libéraux par crainte d'un référendum.

Le sondage Léger Marketing nous apprend par ailleurs que les Québécois ne sont pas indifférents à la candidature de Pierre Karl Péladeau : 42 % des répondants disent avoir une bonne opinion de lui et 40 % en ont une mauvaise.

L'actionnaire majoritaire de Québecor, Pierre Karl Péladeau, a annoncé sa candidature dans Saint-Jérôme dimanche dernier en déclarant notamment vouloir faire du Québec un pays. Depuis, la question de la souveraineté a beaucoup attiré l'attention dans le cadre de la campagne électorale.

François Legault pense qu'avant l'arrivée de Pierre Karl Péladeau en politique, les électeurs ne se préoccupaient pas de la question de la souveraineté, mais plutôt des enjeux tarifaires comme l'augmentation des frais des services de garde et celle des tarifs d'Hydro-Québec, deux hausses que la CAQ propose d'amoindrir dans son programme.

Selon le chef de la CAQ, l'arrivée en politique de Pierre Karl Péladeau n'aura pas d'effet sur le vote.

Pour leur part, la chef péquiste Pauline Marois et le chef libéral Philippe Couillard n'ont pas voulu commenter le sondage.

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