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France: cinquième journée de pic de pollution, l'espoir arrive avec le vent

15/03/2014 07:50 EDT | Actualisé 15/05/2014 05:12 EDT

Le seuil d'alerte maximal aux particules est toujours dépassé samedi pour la cinquième journée consécutive en Île-de-France, comme dans d'autres régions de la moitié nord de la France, malgré l'arrivée d'une dégradation par l'ouest et d'un vent plus favorable.

Samedi matin, ce vent commençait à produire ses effets par exemple dans le nord-ouest de l'Ile-de-France où les niveaux de pollution entamaient une baisse.

Mais, prévenait l'association Airparif, le seuil d'alerte était encore dépassé samedi "car il y a une telle quantité de pollution qui s'est accumulée sur la région qu'il va falloir du temps pour l'évacuer".

Chacun attend à présent l'arrivée d'un temps plus nuageux et surtout plus venteux pour disperser les particules.

Les transports en commun sont gratuits jusqu'à dimanche soir en Ile-de-France. Des mesures similaires ont été prises ces derniers jours dans plusieurs villes de France.

D'autres mesures - restriction de la vitesse sur certains axes, détournement de poids lourds, restriction d'activité industrielle, interdiction des feux de cheminée - ont aussi été décidées.

Dans une interview à Libération samedi, le ministre de l'Ecologie Philippe Martin a déclaré travailler à des mesures pérennes avec les collectivités territoriales pour lutter contre la pollution qui se traduiront par l'annonce d'ici l'été d'un plan de protection de l'atmosphère des zones les plus touchées.

L'actuel épisode de pollution aux PM 10 - poussières émises par les véhicules (diesel), chauffage (fioul et bois) et l'industrie - est favorisé par les conditions anticycloniques et la succession de nuits froides et journées chaudes qui empêchent la dispersion des polluants.

Les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Il est donc recommandé aux populations sensibles d'éviter les activités physiques et sportives en plein air.

da/fa/thm/ros

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