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Egypte: le militant laïque Alaa Abdel Fattah jugé le 23 mars

15/03/2014 11:24 EDT | Actualisé 15/05/2014 05:12 EDT

Le militant Alaa Abdel Fattah, une des figures de la révolte de 2011 contre l'ex président Hosni Moubarak, sera traduit en justice le 23 mars pour violences lors d'une manifestation, ont rapporté les médias officiels égyptiens samedi.

La date de ce procès a été communiquée à l'issue d'un autre jugement dans lequel 68 partisans du président islamiste destitué Mohamed Morsi et des militants d'opposition, jugés pour les mêmes charges, ont écopé de peines de deux ans de prison, a indiqué une source judiciaire.

M. Abdel Fattah fut un des blogueurs et activistes en vue lors du soulèvement qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir il y a trois ans, avant de soutenir l'éviction de l'islamiste Mohamed Morsi par les militaires en juillet dernier.

Lui et d'autres militants laïcs se sont ensuite opposés au nouveau pouvoir dirigé de facto par l'armée, faisant l'objet d'une campagne de répression au cours de laquelle près de 1.400 manifestants pro-Morsi ont été tués selon Amnesty International, et des milliers d'islamistes, des Frères musulmans pour l'immense majorité, ont été emprisonnés.

Les autorités installées par les militaires avaient d'abord acclamé M. Abdel Fattah comme une "icône de la révolution", avant que ce dernier ne proteste contre le nouveau régime.

Alaa Abdel Fattah et 24 autres prévenus seront jugés pour participation à une manifestation interdite fin novembre, dénonçant les procès militaires de civils, a rapporté l'agence officielle Mena.

Il doit répondre de violences sur un officier de police durant cette manifestation, qui était par ailleurs interdite en vertu d'une loi controversée sur le droit de manifester.

Trois autres militants laïques ont été condamnés pour avoir défilé contre cette loi limitant le droit de manifester en Egypte.

Dans une audience de leur procès en appel la semaine dernière, ces militants ont assuré avoir été frappés par la police pendant 15 minutes avant d'être conduits dans le box grillagé des accusés, demandant à leurs avocats de quitter les lieux pour dénoncer ces mauvais traitements.

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