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Des hommes armés tuent six soldats égyptiens en périphérie du Caire

15/03/2014 05:57 EDT | Actualisé 15/05/2014 05:12 EDT

LE CAIRE, Égypte - Des hommes armés ont attaqué un poste de contrôle de l'armée égyptienne en périphérie du Caire tôt samedi, tuant six soldats, dont certains qui dormaient, ont annoncé des responsables.

L'attaque témoigne d'une intensification des attaques menées par des extrémistes sur des cibles militaires près de la capitale.

Quelques jours plus tôt, des hommes masqués avaient ouvert le feu sur un autobus transportant des policiers militaires à l'intérieur des limites du Caire, une rare attaque des extrémistes aussi loin de la péninsule du Sinaï, où l'armée égyptienne mène une contre-insurrection.

Le chef de la sécurité provinciale, le major-général Mahmoud Yousri, a déclaré à l'agence de presse MENA que les assaillants avaient aussi laissé des engins explosifs après l'attaque de samedi à Shubra al-Kheima, mais que des experts en avaient désactivé deux et déclenché un autre dans le cadre d'une explosion contrôlée.

L'armée a blâmé les Frères musulmans pour l'attaque, qualifiant les membres du groupe de «terroristes» et affirmant qu'ils avaient installé des bombes pour atteindre les secouristes accourus sur les lieux.

Le porte-parole de l'armée, le colonel Ahmed Mohammed Ali, a affirmé que les soldats, membres d'une unité de la police militaire, avaient été attaqués juste après la prière du matin. Le ministère de la Santé a confirmé le bilan des victimes.

«Ces opérations lâches ne feront qu'accroître notre détermination à poursuivre la guerre contre le terrorisme», a déclaré le colonel Ali sur sa page Facebook officielle.

Amr Darrag, ancien chef de la commission des affaires étrangères du parti politique affilié aux Frères musulmans, a condamné l'attaque sur son compte Twitter et nié toute responsabilité.

Les autorités égyptiennes affirment que les Frères musulmans ont orchestré une série d'attentats à la bombe après le renversement du président Mohammed Morsi, qui était issu du groupe islamiste. Cette semaine, les procureurs ont cité à procès une dizaine de membres du groupe pour avoir supposément formé une unité militaire ayant mené des attentats dans le delta du Nil.

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