POLITIQUE

Vision Montréal tente de se saborder

14/03/2014 11:53 EDT | Actualisé 14/05/2014 05:12 EDT
Agence QMI

Le parti politique montréalais de Louise Harel, Vision Montréal, sera dissous sous peu.

Le 20 février dernier, le parti de Mme Harel a demandé au Directeur général des élections (DGE) du Québec de retirer l'autorisation accordée à son parti. Mme Harel soutient que l'exécutif du parti a exploré « toutes les avenues possibles prévues par la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités » avant de se résigner à demander le retrait de son autorisation.

Le DGE confirme avoir reçu la demande de Vision Montréal, mais il soutient qu'aucune décision n'a encore été prise dans ce dossier.

Le parti traîne une dette de 550 000 $ contractée auprès d'une institution financière et des candidats à la dernière élection, qui avaient déposé des sommes en garantie pour assurer la survie du parti, perdront vraisemblablement ces montants d'argent.

Avant le dernier scrutin qui a porté Denis Coderre à la mairie, Équipe Harel-Vision Montréal recevait mensuellement un montant de la Ville de Montréal en fonction du nombre de votes obtenus à l'élection précédente. Ce montant servait notamment à rembourser l'intérêt de l'importante dette du parti, qui avoisinait les 500 000 $ en septembre dernier. Or, le parti n'a pu faire élire personne puisque ses candidats ne se présentaient pas sous la bannière du parti, mais sous celle de la Coalition Montréal de Marcel Côté. Mme Harel, elle-même, ne briguait pas la mairie, mais un poste de conseiller municipal dans cette même coalition.

Les allocations de la Ville ont ainsi cessé. Les seules sommes que le parti pouvait alors amasser étaient des dons du public. Mais un parti politique qui ne présente aucun candidat à l'élection suscite peu d'engouement.

« Cette situation comme la décision annoncée aujourd'hui sont notamment attribuables au fait que le DGEQ a refusé d'autoriser, à la veille du déclenchement des élections municipales de novembre dernier, la participation à une campagne électorale de Vision Montréal comme parti officiel au sein d'une coalition de partis municipaux », soutient le communiqué. Le parti impute ainsi sa disparition prochaine aux décisions du DGEQ.

Vision Montréal dénonce également que les partis politiques municipaux ne sont pas assujettis aux mêmes règles de financement que les partis provinciaux. Le financement des partis politiques municipaux repose ainsi fortement sur les dons privés, selon le parti de Mme Harel, qui a souligné le surplus de 500 000 $ accumulé par le parti de l'ancien maire Gérald Tremblay.

Le sort du parti est désormais entre les mains du DGEQ.