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Venezuela : Nicolas Maduro menace les compagnies aériennes

14/03/2014 04:11 EDT | Actualisé 14/05/2014 05:12 EDT

Les compagnies aériennes, qui cesseront leurs activités au Venezuela, ne pourront plus y revenir tant que les "chavistes" seront au pouvoir, a averti vendredi le président Nicolas Maduro, dont le pays est fortement endetté auprès de plusieurs compagnies.

Pour "la compagnie aérienne qui réduit (ses opérations), je prendrai des mesures sévères. La compagnie, qui quitte le pays, ne reviendra pas tant que nous serons au gouvernement", a menacé le président vénézuélien au cours d'une conférence de presse à Caracas.

Successeur et héritier politique d'Hugo Chavez, M. Maduro a assuré que la réduction des opérations de certaines compagnies "faisait partie de cette guerre qu'ils veulent faire au Venezuela", reprenant ses accusations coutumières de "guerre économique" menée, selon lui, par le secteur privé et l'opposition et leurs soutiens à l'étranger.

Si nécessaire, "nous aurons la force de les remplacer, nous avons notre nouvelle Conviasa", la compagnie aérienne nationale, a-t-il souligné.

Mercredi, Tony Tyler, directeur général de l'Association internationale du transport aérien (IATA), a affirmé que le gouvernement vénézuélien accusait un total de 3,7 milliards de dollars de dettes auprès des compagnies opérant dans le pays. Selon lui, celles-ci "ne pourront poursuivre indéfiniment leurs opérations si elles ne sont pas payées".

Au Venezuela, où un sévère contrôle des changes est en vigueur depuis 2003, les compagnies facturent leurs billets en bolivares (monnaie nationale non convertible à l'étranger), que l'Etat leur échange ensuite en dollars. Mais, selon la IATA, Cacaras a cessé d'alimenter les compagnies en devises depuis octobre 2013.

Mercredi, la compagnie aérienne centro-américaine Avianca-Taca a annoncé la suspension de ses vols entre San Jose et Caracas a partir du 7 avril en raison d'un manque de "rentabilité".

D'autres compagnies étrangères telles que l'Equatorienne Tame, Air Canada, la Portugaise TAP ou la panaméenne Copa Airlines avaient auparavant réduit leurs opérations dans le pays.

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