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Publication contestée sur les cellules STAP: retrait de l'étude, enquête en cours

14/03/2014 05:38 EDT | Actualisé 14/05/2014 05:12 EDT

L'enquête continue sur la publication contestée d'une méthode simple de création de cellules dites STAP proches des cellules souches embryonnaires, a indiqué vendredi l'institut Riken dont le directeur a regretté un manque de rigueur.

"Je présente nos excuses pour cette parution dans Nature qui a secoué la crédibilité de la communauté scientifique", a déclaré le directeur du Riken, le chimiste prix Nobel Ryoji Noyori, qui déplore un manque de sérieux et de responsabilité dans la façon dont ces travaux ont été présentés.

Cette thèse présentait une méthode de création de cellules indifférenciées susceptibles de révolutionner la médecine régénérative pour soigner des maladies telles que les cancers.

La décision finale de conserver ou annuler la publication dans laquelle pourrait figurer des irrégularités est à l'étude au sein du Riken, mais pour le moment, "nous la confions à la revue Nature, faute d'avoir obtenu le consensus des auteurs", a expliqué le biologiste Masatoshi Takeichi, directeur de la section concernée de cet institut de recherche public et supérieur hiérarchique de la chercheuse auteur de la thèse, Haruko Obokata.

Lui, a-t-il précisé, "pense que l'article dont il est question doit être retiré" et affirme que trois des auteurs, dont la principale, sont d'accord.

Un des coauteurs de cette thèse scientifique publiée dans Nature avait lui aussi demandé que les résultats de ces travaux soient supprimés de la publication, évoquant des erreurs dans la présentation des résultats publiés. C'est cette requête qui a déclenché le scandale.

Toutefois, l'institut Riken qui diligente une enquête n'a pas encore tiré toutes les conclusions et pour le moment, les contestations passées en revue n'apparaissent pas toutes fondées, selon les éléments donnés par un responsable, le professeur Shunsuke Ishii.

"L'enquête n'est pas terminée, et nous ne pouvons pas tirer de conclusion à ce stade", a-t-il souligné.

A l'heure actuelle, l'enquête se concentre sur six "bizarreries" pointées du doigt, mais le Riken ne souhaite pas dire le nombre total d'imperfections dénoncées.

Dans Nature, la jeune chercheuse Haruko Obokata et ses collègues ont affirmé avoir réveillé le caractère pluripotent de cellules, via un processus relativement simple qui stimulerait des propriétés de défense de cellules soumises à un stress particulier. Le cas échéant, ce serait une véritable révolution scientifique pour la médecine régénérative.

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