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Pakistan: l'inculpation de Musharraf pour trahison reportée au 31 mars

14/03/2014 06:00 EDT | Actualisé 14/05/2014 05:12 EDT

La justice pakistanaise a repoussé vendredi au 31 mars l'inculpation de l'ex-président Pervez Musharraf pour trahison, et prévenu qu'il allait être arrêté s'il refusait de comparaître à cette date, après que le principal intéressé eût une nouvelle fois brillé par son absence lors d'audiences cette semaine.

Le "Général Musharraf", 70 ans, au pouvoir de 1999 à 2008, devait être inculpé vendredi de "haute trahison", un crime passible de la peine de mort au Pakistan, pour avoir imposé l'état d'urgence et suspendu la Constitution en 2007.

Mais l'ancien homme fort d'Islamabad, hospitalisé pour des problèmes coronariens, ne s'est pas présenté à l'audience, ses avocats faisant une nouvelle fois état de menaces à sa sécurité dans la foulée de l'attentat meurtrier la semaine dernière contre un autre tribunal de la capitale, généralement épargnée par les violences.

Le tribunal spécial chargé de juger M. Musharraf pour trahison avait déjà convoqué l'ex-président mardi pour l'inculper dans cette affaire, mais ce dernier était resté à l'hôpital, ce qui avait conduit à un report d'audience.

Appelé à comparaître vendredi, l'ex-chef de l'armée a une nouvelle fois brillé par son absence forçant la justice a repoussé l'audience, au 31 mars. Si M. Musharraf refuse de comparaître à cette date, la police aura le mandat de l'arrêter pour le forcer à comparaître, ont toutefois prévenu les juges.

"Un mandat d'arrêt sans possibilité de sursis sera émis pour le 31 mars. Si l'accusé refuse de comparaître ce jour-là devant cette cour... Alors le mandat sera exécuté par l'inspecteur général de la police ou tout autre officier désigné et il (M. Musharraf) sera arrêté le 31 mars au matin", a ordonné vendredi le tribunal spécial.

Outre cette affaire de trahison, Pervez Musharraf est dans le collimateur de la justice pour son rôle présumé dans les meurtres de son ex-rivale Benazir Bhutto, du chef rebelle baloutche Akbar Bugti, du renvoi de juges et de l'assaut meurtrier de l'armée contre des islamistes retranchés dans la mosquée Rouge d'Islamabad.

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