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L'ombudsman de CBC se questionne sur les journalistes payés pour des discours

14/03/2014 09:14 EDT | Actualisé 14/05/2014 05:12 EDT

TORONTO - L'ombudsman de CBC affirme que le chef d'antenne Peter Mansbridge n'a rien fait de mal en acceptant d'être payé pour prononcer des discours, mais se demande si les employés du diffuseur public devraient accepter de tels contrats à l'avenir.

Esther Enkin a publié cette semaine sa réponse à une plainte d'un membre du public visant le commentateur de CBC Rex Murphy, qui a accepté d'être payé pour prononcer un discours lors d'un rassemblement de l'industrie pétrolière.

M. Mansbridge n'était pas visé par la plainte, mais Mme Enkin a souligné que son bureau avait reçu des messages d'inquiétude de certains téléspectateurs concernant un discours rémunéré que le chef d'antenne a prononcé devant des producteurs canadiens de pétrole.

L'ombudsman a écrit que le discours de M. Mansbridge portait sur ce que signifie le fait d'être canadien et a souligné que la majorité de l'argent qu'il recevait pour ses discours était versé à des organismes de charité et dans des bourses d'étude.

Néanmoins, Mme Enkin estime que le fait qu'un employé du diffuseur public accepte d'être payé pour un discours mène à une apparence de conflit d'intérêts.

Elle juge que la direction de CBC devrait déterminer s'il est approprié que ses employés acceptent de tels contrats.

«La direction devrait à tout le moins réfléchir à l'image que projette le fait d'être payé par des groupes d'intérêt susceptibles de prendre une place importante dans les nouvelles ou qui sont impliqués dans les débats sur les politiques publiques», écrit l'ombudsman dans sa réponse.

La direction de CBC révise ses pratiques et ses procédures concernant les activités extérieures de ses pigistes et de ses employés, ajoute Mme Enkin dans sa réponse.

Dans le cas de M. Murphy, Mme Enkin note qu'il agit comme commentateur, qu'il travaille pour CBC sur une base occasionnelle et qu'il n'est le porte-parole de personne.

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