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Le pétrole mitigé en Asie, entre les indicateurs chinois et l'Ukraine (98,18 USD)

14/03/2014 12:23 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

Les cours du pétrole étaient mitigés vendredi matin en Asie, affaiblis par les signes de ralentissement économique en Chine, dans un marché attentif au référendum en Crimée qui doit entériner un rattachement à la Russie.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en avril cédait 2 cents US à 98,18 dollars US en milieu de matinée. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance prenait 11 cents à 107,50 USD.

"Les indicateurs chinois et les discussions à propos du référendum en Crimée sont les principaux facteurs agissant sur les cours", a déclaré Desmond Chua, analyste chez CMC à Singapour.

La Chine annoncé jeudi que sa production industrielle avait augmenté de 8,6% en janvier-février, sur un an, le rythme le plus faible depuis cinq ans.

Les ventes de détail ont elles grimpé de 11,8% en janvier-février, également sur un an, un taux lui aussi très inférieur aux prévisions des analystes (+13,5%), et le plus faible depuis trois ans.

Ces chiffres signalent un ralentissement sensible de la deuxième économie mondiale et première consommatrice d'énergies.

Les cours du pétrole restaient cependant soutenus par la crise en Ukraine, plus particulièrement sur la péninsule de Crimée, où est stationnée la flotte russe stationnée en Mer noire. Les habitants se prononceront dimanche sur une sécession de leur région et un rattachement à la Russie. L'issue du scrutin (un +oui+ massif) ne fait guère de doute.

Sur la scène internationale, les Occidentaux jettent leurs dernières forces pour tenter d'infléchir la position de président russe Vladimir Poutine qui refuse de retirer les soldats déployés sur la péninsule.

La chancelière allemande Angela Merkel, dirigeante européenne la plus écoutée au Kremlin, a mis en garde Vladimir Poutine contre les graves conséquences économiques et politiques à long terme qu'aurait pour Moscou la poursuite de son action en Ukraine.

Des sanctions occidentales pourraient perturber la livraison du pétrole et du gaz russe, dont une large partie est exportée vers l'Europe. En outre, 70% de ses exportations transitent par l'Ukraine.

La veille, le baril de "light sweet crude" (WTI) livraison avril, qui avait chuté de plus de trois dollars au cours des deux séances précédentes, avait gagné 21 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) à 98,20 dollars.

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord même échéance a fini à 107,39 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 63 cents.

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