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Le Cameroun jure qu'il ne sera jamais un refuge pour les insurgés (communiqué)

14/03/2014 04:29 EDT | Actualisé 14/05/2014 05:12 EDT

Le Cameroun a juré vendredi qu'il ne permettrait jamais à des insurgés d'utiliser son territoire pour déstabiliser le Nigeria voisin, confronté à une insurrection islamiste qui a fait des milliers de morts depuis 2009, selon la présidence nigériane.

René Emmanuel Sadi, ministre de l'Administration territoriale et envoyé spécial du président camerounais Paul Biya, a fait cette promesse à Abuja, la capitale nigériane, en remettant un message de son leader au président nigérian Goodluck Jonathan.

M. Sadi "a également assuré au président Jonathan que le gouvernement camerounais n'autorisera jamais que son territoire devienne un refuge pour les terroristes ou une base pour aller déstabiliser le Nigeria", selon un communiqué du bureau du président Jonathan.

L'envoyé spécial a transmis à M. Jonathan l'assurance de M. Biya que son pays d'Afrique centrale était pleinement engagé dans sa coopération avec le Nigeria "pour combattre toutes formes de terrorisme et de criminalité transfrontalière", ajoute le communiqué.

Durant sa rencontre avec M. Sadi, M. Jonathan a appelé les pays voisins à mieux coopérer avec le Nigeria dans la lutte contre le terrorisme.

Il a souligné que les islamistes de Boko Haram et les autres groupes criminels sévissant dans les régions frontalières doivent être considérés comme une menace commune, indique le communiqué.

"La question de Boko Haram demeure inquiétante. Si elle n'est pas correctement traitée, elle pourrait affecter la sécurité des pays voisins (...) Nous attendons donc un maximum de coopération de tous les pays de notre région pour mettre en déroute cette secte", a déclaré M. Jonathan.

Le Nigeria a des frontières avec le Bénin, le Tchad, le Niger et le Cameroun et soupçonne les insurgés de posséder des bases dans certains de ces pays.

Le 2 mars, des soldats camerounais étaient tombés sur un groupe de combattants de Boko Haram qui fuyaient le Nigeria. Six insurgés et un soldat camerounais avaient péri.

Lors d'une conférence de presse vendredi matin, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a dit qu'elle avait encouragé les autorités nigérianes à agir conjointement avec les pays voisins pour combattre l'insurrection islamiste.

Mme Pillay, qui achève trois jours de visite au Nigeria, a suggéré qu'une approche régionale était nécessaire pour espérer des résultats dans la lutte contre Boko Haram, dont les actions sont "de plus en plus monstrueuses".

Elle a appelé les pays de la région à renforcer leur collaboration avec le Nigeria.

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