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La campagne d'Assad pour sa réelection est "dégoûtante" (USA)

14/03/2014 06:05 EDT | Actualisé 14/05/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont exprimé vendredi leur "dégoût" face à la tenue prochaine d'une élection présidentielle en Syrie où le président Bachar al-Assad a mis toutes les chances de son côté pour assurer sa réélection.

"Nous avons clairement démontré qu'Assad avait perdu toute légitimité pour diriger son peuple et il serait dégoûtant et repoussant de le voir mener une quelconque campagne", a affirmé la porte-parole adjointe de la diplomatie américaine, Marie Harf.

Confronté depuis trois ans à une rébellion qui veut sa chute, M. Assad n'a pas encore officiellement annoncé son intention de briguer un troisième mandat mais il a affirmé en janvier à l'AFP qu'il y avait de "fortes chances" qu'il le fasse.

Jeudi, le Parlement syrien a voté une loi qui exclut de facto une participation de l'opposition en exil à la prochaine présidentielle et ouvre la voie à une réélection de Bachar al-Assad. Un tel scrutin devrait se tenir en mai ou juin mais la date n'a pas encore été annoncée officiellement à Damas

Samedi marquera le troisième anniversaire de la rébellion qui avait commencé avec des manifestations pacifiques pour demander un changement démocratique mais qui se sont brutalement transformées en guerre civile après la répression sanglante du pouvoir. Bachar al-Assad s'accroche depuis lors au pouvoir malgré un conflit qui a fait plus de 146.000 morts et des millions de déplacés.

"L'organisation d'une telle élection serait un affront aux pourparlers de Genève et montrerait encore plus clairement encore les intentions du régime de saper toutes possibilités d'une solution politique", a estimé Marie Harf, lors d'un point presse.

Un groupe de neuf sénateurs démocrates et républicains ont pressé vendredi le président Barack Obama de changer de politique face à la situation en Syrie, en reconsidérant notamment l'hypothèse d'envoi d'armes à l'opposition.

"Les développements sur le terrain nous montrent que ce n'est pas suffisant", ont ainsi écrit les élus conduits par le président de la commission des Affaires étrangères, Robert Menendez. "Nous devons nous préparer à d'autres options pour accentuer la pression sur Assad qui faillit à tous ses engagements".

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