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France: 8 mois avec sursis pour la femme qui a tagué "La liberté guidant le peuple"

14/03/2014 06:35 EDT | Actualisé 14/05/2014 05:12 EDT

La jeune femme qui avait dégradé au feutre le célèbre tableau "La liberté guidant le peuple" d'Eugène Delacroix au musée du Louvre-Lens, a été condamnée à huit mois de prison avec sursis, assortis de dommages et intérêts.

Ingrid Kapola, 29 ans, devra indemniser le musée du Louvre-Lens de 1255,80 euros pour le préjudice matériel et 5.000 euros pour le préjudice moral, ainsi qu'obéir à une obligation de soin et à une interdiction de fréquenter les musées, avec une mise à l'épreuve de deux ans.

Le 7 février 2013, dans le tout nouveau musée Louvre-Lens, établissement lié au célèbre musée parisien et installé dans cette ville du Nord de la France, cette habitante d'une commune du bassin minier avait inscrit au feutre un énigmatique "AE911", sur 30 cm de longueur et 6 cm de haut, avant d'être interpellée.

L'inscription en question faisait référence aux thèses conspirationnistes qui contestent la version officielle des attentats du 11 septembre.

Semblant confuse, l'auteur de la dégradation avait été hospitalisée sous contrainte pendant deux mois. Elle avait justifié son geste par sa volonté d'"élever le niveau de conscience du peuple".

Bien que son avocat, Me Gautier Lacherie, ait plaidé jeudi l'irresponsabilité pénale, le tribunal a estimé la jeune femme coupable. Pour dégradation d'un objet culturel confié à un musée, elle encourait sept ans de prison et 100.000 euros d'amende.

La Liberté guidant le peuple", d'Eugène Delacroix, est un chef d'oeuvre du XIXe siècle. Au premier plan, une femme dont la poitrine est en partie découverte brandit un drapeau français, entourée d'enfants des rues, au coeur d'une émeute inspirée de la révolution de 1830 à Paris.

pm/thm/fw

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