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Crimée: début de la rencontre Kerry-Lavrov à Londres

14/03/2014 06:35 EDT | Actualisé 14/05/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov se sont retrouvés vendredi à Londres pour une rencontre présentée comme celle "de la dernière chance" à deux jours du référendum sur le rattachement de la région ukrainienne de Crimée à la Russie.

"On est dans une situation difficile. Beaucoup de choses se sont passées et beaucoup de temps a été perdu. On doit maintenant réfléchir à ce qui peut être fait", a souligné M. Lavrov à son arrivée à la résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis à Londres où a lieu la rencontre.

"D'évidence, nous avons beaucoup de choses à discuter et j'ai hâte d'approfondir le sujet et d'explorer la possibilité d'avancer pour aplanir certains de nos différends", a déclaré pour sa part le secrétaire d'Etat américain.

C'est la première fois depuis le 6 mars que John Kerry et Sergueï Lavrov se retrouvent pour discuter de la crise ukrainienne, après trois rencontres infructueuses à Paris et à Rome, suivies de plusieurs conversations téléphoniques.

Arrivé à l'aube dans la capitale britannique, John Kerry a commencé par conforter l'unité avec les Européens lors d'un petit-déjeuner de travail avec le le Premier ministre britannique David Cameron et son homologue britannique William Hague.

"L'alignement de la Grande-Bretagne et de l'Union européenne sur la position des Etats-Unis est la bonne décision. Nous voulons progresser sur le sujet autant que vous le désirez. Nous voulons voir les Ukrainiens et les Russes se parler. Si ce n'est pas le cas, il y aura des conséquences", a déclaré David Cameron à cette occasion.

"On espère tous ne pas se retrouver dans une position où on sera obligé de faire tout ça. Mais on verra ce qu'il se passe", a indiqué M. Kerry en référence aux sanctions envisagées contre la Russie.

Avant de quitter Washington jeudi soir, le secrétaire d'Etat américain avait eu une nouvelle fois M. Lavrov au téléphone et l'a de nouveau averti "qu'il y aurait des coûts (à payer) si la Russie continuait de faire monter" la tension.

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