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Alison Redford fait face à de nouvelles critiques dans son propre parti

14/03/2014 09:37 EDT | Actualisé 14/05/2014 05:12 EDT

EDMONTON - La première ministre de l'Alberta Alison Redford fait face à de nouvelles critiques à l'intérieur de son propre parti, le tout à la veille d'une rencontre entre dirigeants du Parti progressiste-conservateur au cours du week-end à Calgary.

Le président d'une association de circonscription progressiste-conservatrice du nord-est d'Edmonton a déclaré vendredi que Mme Redford devait démissionner, à défaut de quoi le parti allait perdre les prochaines élections.

Steve Robson, qui dirige l'association du parti dans la circonscription d'Edmonton-Beverly-Clareview, actuellement représentée par le Nouveau Parti démocratique, a décrit Mme Redford comme étant une leader «arrogante», qui n'écoute pas les membres de son caucus et ne fait aucun cas de l'establishment du parti.

Au réseau Global Edmonton, Mme Redford a rétorqué que M. Robson avait droit à son opinion.

«Il y a beaucoup de gens dans le parti qui sont des bénévoles de longue date, et il y a eu beaucoup de discussions sur beaucoup de choses dernièrement», a-t-elle fait remarquer, ajoutant qu'elle respectait le fait qu'il pouvait y avoir des désaccords au sein du parti.

Mme Redford fait l'objet de vives critiques depuis qu'il fut révélé que son voyage aux funérailles de l'ancien leader sud-africain Nelson Mandela, en décembre, avait coûté 45 000$ aux contribuables de la province.

Pendant des semaines, Mme Redford a rejeté les requêtes la sommant de rembourser le montant en question. Mais mercredi, elle a tenté d'apaiser la révolte au sein de son caucus en acceptant de rembourser les 45 000 $ qu'elle et son assistant, Brad Stables, ont dépensés pour se rendre en Afrique du Sud.

M. Robson a affirmé que Mme Redford, dans sa gestion de la controverse, avait affiché un «comportement arrogant, stupide». Il a ajouté que le remboursement est arrivé trop tard et qu'elle a déjà causé trop de tort au parti.

Jeudi, le député d'arrière-ban Len Webber, de Calgary, a d'ailleurs décidé de quitter le caucus pour siéger comme indépendant.

M. Webber a déclaré aux journalistes à Calgary que Mme Redford manquait de respect et qu'elle avait des problèmes de colère incontrôlée.

Mme Redford n'a eu aucune réaction aux propos de M. Webber, mais des ministres de son cabinet se sont porté à sa défense.

Le vice-premier ministre, Dave Hancock, a affirmé que M. Webber était un «homme triste» qui n'avait jamais digéré d'être relégué à l'arrière-plan lorsque Mme Redford a été élue première ministre.

En novembre dernier, Mme Redford a reçu l'appui de 77 pour cent des membres lors du congrès annuel du parti.

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