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Ukraine : Berlin et Washignton durcissent le ton envers Moscou

13/03/2014 06:02 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

Les États-Unis et l'Allemagne évoquent de graves conséquences pour la Russie si le gouvernement Poutine n'annule pas la tenue du référendum de dimanche en Crimée sur le rattachement de la république autonome ukrainienne à la Fédération de Russie. À Moscou, Vladimir Poutine a convoqué son conseil de sécurité.

La Russie s'expose à d'énormes  retombées négatives, tant politiques qu'économiques, si elle ne  change pas d'attitude à l'égard de l'Ukraine, a estimé jeudi  matin la chancelière allemande, Angela Merkel, dans un discours  devant le Bundestag. 

« Si la Russie maintient le même cap que ces dernières  semaines, ce ne sera pas une catastrophe seulement pour l'Ukraine » mais aussi pour Moscou, a-t-elle continué.

« L'intégrité territoriale de l'Ukraine ne peut être remise  en question », a-t-elle affirmé, en assurant que la situation  dans la presqu'île de Crimée n'était pas comparable à ce qui  s'était passé avec le Kosovo, province de Serbie qui a proclamé  son indépendance en 2008.

Si Moscou continue à déstabiliser l'Ukraine, les dirigeants de l'Union européenne seront prêts à prendre de nouvelles mesures, en plus des sanctions déjà adoptées par le Conseil européen de Bruxelles, a continué Angela Merkel.

Washington affirme avoir un plan en cas d'incursion russe en Ukraine

La rhétorique envers La Russie s'est également durcie à Washington jeudi où le secrétaire d'État, John Kerry, a prévenu que des « mesures très sérieuses » seront prises si Moscou n'annule pas la tenue du référendum de dimanche sur le rattachement de la Crimée à la fédération russe,

« Il y aura une réponse au référendum et de surcroît s'il n'y a aucun signe d'avancées pour régler ce dossier, il y aura de très sérieuses mesures lundi en Europe et ici », a déclaré John Kerry devant une commission du Sénat.

D'après John Kerry, il y a actuellement environ 20 000 soldats russes en Crimée. Selon lui, les tensions entre les États-Unis et la Russie sur la question ukrainienne pourraient aussi avoir des répercussions sur les relations entre les deux pays en Syrie, où Moscou défend le régime du président Bachar Al-Assad.

Poutine réunit son conseil de sécurité

À Moscou, le président Vladimir Poutine s'est pour sa part dit qu'il allait discuter des relations de la Russie avec l'Ukraine, les États-Unis et l'Union européenne lors d'une rencontre avec ses plus hauts responsables de la sécurité, a rapporté jeudi l'agence Interfax.

« Nous allons réfléchir ensemble sur la manière de conduire les relations avec
nos partenaires et amis en Ukraine et avec nos autres partenaires en Europe et aux États-Unis », a déclaré le président Poutine avant d'amorcer la rencontre avec son conseil de sécurité.

Les forces russes ont pris le contrôle des points  stratégiques de Crimée, où le Parlement, à majorité pro-Russie,  s'est prononcé pour le rattachement à la Russie. Un référendum  doit avoir lieu dimanche dans la presqu'île sur cette décision.

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