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Trêve rétablie entre deux groupes palestiniens et Israël

13/03/2014 10:26 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

Les deux principaux groupes armés palestiniens à Gaza et Israël ont rétabli une trêve jeudi sous médiation égyptienne, au lendemain d'une escalade de violences marquée par une salve massive de roquettes palestiniennes et des raids aériens israéliens.

"La partie égyptienne nous a informés qu'elle était parvenue à un accord consolidant la trêve selon les termes conclus après l'opération israélienne contre Gaza fin 2012", a affirmé à l'AFP un porte-parole du groupe radical Jihad islamique, Daoud Chihab, précisant que cette trêve était rétablie depuis 14H00 locales (12H00 GMT).

Interrogé par l'AFP, un conseiller du chef du gouvernement du Hamas au pouvoir à Gaza, a confirmé cette trêve. "Le Hamas et les autres mouvements souhaitent le respect de la trêve, l'arrêt de l'escalade et la protection du peuple palestinien face à l'agression israélienne", a dit Bassem Naïm.

A Jérusalem, un haut responsable israélien a néanmoins indiqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat ne pas avoir connaissance d'un cessez-le-feu. "Ils savent que si les tirs continuent, la réaction d'Israël sera très rude et la dernière chose que veuillent le Hamas et le Jihad islamique est une escalade".

Peu avant l'annonce du cessez-le-feu, l'armée de l'air israélienne a bombardé "sept sites terroristes" dans l'enclave palestinienne en représailles à deux tirs de roquettes de Gaza qui ont touché le sud d'Israël, selon l'armée.

Trois Palestiniens ont été légèrement blessés par les frappes, selon les services d'urgences de Gaza.

- Ecoles ouvertes, passages fermés -

Avant l'aube, l'aviation israélienne a pilonné une trentaine de "sites terroristes" à Gaza en riposte au tir mercredi de plus de 60 projectiles contre le sud d'Israël frontalier par le Jihad islamique, a indiqué un communiqué militaire. "Il s'agit de la plus importante attaque à la roquette à partir de Gaza" depuis l'offensive israélienne de novembre 2012, selon le texte.

Aucune victime n'a été signalée de part et d'autre dans ces hostilités, engagées après la mort de trois combattants du Jihad islamique mardi dans un raid israélien à Gaza mené après qu'ils eurent tiré au mortier sur des troupes israéliennes à la frontière.

La vaste majorité des projectiles palestiniens a atterri dans des zones inhabitées autour de Gaza. De leur côté, les combattants du Hamas et du Jihad islamique avaient évacué toutes leurs bases, selon des sources de sécurité.

Dans le sud d'Israël, où une partie de la population s'était réfugiée momentanément dans des abris la veille, les écoles ont rouvert normalement.

Israël a en revanche fermé jusqu'à nouvel ordre les points de passage à la frontière avec Gaza, sauf pour les cas humanitaires.

- Condamnations et menaces -

Pour sa première visite officielle en Israël, le Premier ministre britannique, David Cameron a condamné les attaques "barbares" palestiniennes, et Washington les a qualifiées de "terroristes" en réaffirmant "le droit d'Israël à se défendre".

Lors d'une conférence de presse avec M. Cameron à Bethléem en Cisjordanie, le président palestinien Mahmoud Abbas a condamné "l'escalade militaire", "y compris les tirs de roquettes" palestiniens.

Il avait plus tôt appelé Israël à stopper son "escalade" contre Gaza, s'attirant une vive critique du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Si nous voulons parvenir à une paix réelle, nous devons être très clairs sur la condamnation du terrorisme et sur notre droit à nous défendre", a dit M. Netanyahu.

Il a promis de "continuer à frapper ceux qui veulent nous faire du mal (...) S'il n'y a pas de tranquillité dans le sud (d'Israël), il y aura du bruit à Gaza, et c'est un euphémisme".

M. Netanyahu a tenu des consultations avec les responsables de la sécurité dont son ministre de la Défense Moshé Yaalon, et a réuni son cabinet de sécurité.

L'ex-conseiller israélien à la sécurité nationale Yaakov Amidror a écarté à ce stade l'option d'une réoccupation de Gaza -évacuée unilatéralement par Israël en 2005-, agitée par le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman. "Le Hamas ne s'implique pas pour le moment et c'est une bonne chose".

Mais M. Yaalon a fait porter la responsabilité des tirs de roquettes au Hamas. "Le Hamas est responsable de Gaza et s'il ne sait pas comment empêcher les tirs contre Israël depuis son territoire, nous agirons contre lui".

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