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Québecor: les analystes s'interrogent sur l'impact de l'implication de PKP

13/03/2014 06:21 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les milieux financiers sont encore à évaluer l'impact de la décision de Pierre Karl Péladeau de se lancer en politique et son intention de placer ses avoirs dans une fiducie sans droit de regard advenant son élection.

Le conglomérat Québecor (TSX:QBR.B) a dévoilé jeudi les résultats du quatrième trimestre de son exercice financier et l'entrée de son actionnaire de contrôle en politique a soulevé quelques questions des analystes qui prenaient part à la conférence téléphonique.

Un analyste a notamment demandé si les licences émises par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) permettaient que le contrôle de l'entreprise soit placé dans une fiducie sans droit de regard.

Après avoir rappelé que M. Péladeau avait démissionné de toutes ses fonctions au sein de la direction et ne prenait plus part à quelque décision que ce soit au sein de l'entreprise, le vice-président principal et chef de la direction financière de Québecor et de Québecor Média, Jean-François Pruneau, a ajouté qu'il ne voyait pas pourquoi cette situation aurait un impact sur le renouvellement des licences des propriétés de Québecor.

L'analyste est revenu à la charge en demandant comment des licences pouvaient être approuvées alors qu'une part aussi importante du contrôle de l'entreprise se trouve dans une fiducie sans droit de regard. Pierre Karl Péladeau possède 28 pour cent des actions de Québecor mais celles-ci lui procurent 72 pour cent des droits de vote.

M. Pruneau a indiqué qu'il n'avait pas la réponse à cette question, promettant à l'analyste de lui revenir avec une réponse plus tard.

Un autre analyste a demandé si les menaces faites par des abonnés de Vidéotron de quitter l'entreprise et de se tourner vers son concurrent Bell à la suite de l'annonce de la candidature de Pierre Karl Péladeau, menaces reprises avec grand bruit par plusieurs médias, notamment au Canada anglais, s'étaient concrétisées et si l'on avait constaté une vague de départs.

La présidente et chef de l'exploitation de Vidéotron, Manon Brouillette, a répondu que non, que rien n'avait été perçu en ce sens jusqu'ici.

Québecor a fait état jeudi d'un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 43,4 millions $ au quatrième trimestre, ou 29 cents par action, contre 7,1 millions $, ou 5 cents par action, à la même période de 2012.

Les revenus ont augmenté de 0,5 pour cent, soit 5,7 millions $, au cours de la même période, pour totaliser 1,12 milliard $.

Les résultats financiers consolidés pour l'exercice 2013 ont toutefois montré une tendance différente. Le géant québécois des médias a affiché une perte nette attribuable aux actionnaires de 133,9 millions $, ou 1,08 $ par action, alors qu'un bénéfice avait été relevé pour l'exercice 2012, de 161,1 millions $, ou 1,22 $ par action.

Le président et chef de la direction de Québecor, Robert Dépatie, a estimé que la société avait poursuivi sa croissance en 2013, rappelant notamment la conclusion d'une entente de 20 ans avec Rogers pour la construction et l'exploitation d'un réseau sans fil et l'acquisition des droits de diffusion francophone de matchs de la Ligue nationale de hockey au Canada pour les 12 prochaines années.

L'action de Québecor a clôturé jeudi à 24,79 $ à la Bourse de Toronto, en baisse de 15 cents. Depuis que M. Péladeau a annoncé, dimanche, qu'il se lançait en politique comme candidat du Parti québécois dans la circonscription de Saint-Jérôme, le titre de Québecor a retraité de deux pour cent.

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