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Pauline Marois et Philippe Couillard seront tous deux à TLMEP le 30 mars

13/03/2014 09:53 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Pauline Marois et Philippe Couillard feront finalement tous deux partie de l'émission «Tout le monde en parle» du dimanche 30 mars.

La nouvelle a été annoncée par l'animateur Guy A. Lepage, sur son compte Twitter, jeudi après-midi.

À l'origine, Mme Marois devait participer à l'émission diffusée le dimanche 6 avril, soit la veille du scrutin, dans le cadre d'une série d'entrevues avec des représentants de chacun des quatre grands partis, mais lors de semaines différentes.

Ainsi, selon le scénario original, le chef libéral Philippe Couillard devait être sur le plateau de l'émission du 30 mars, et le leader caquiste François Legault, le dimanche 16 mars. La coporte-parole de Québec solidaire Françoise David a eu son moment sous les réflecteurs de l'émission radio-canadienne le 9 mars dernier.

«Tout le monde en parle» fait relâche le dimanche 23 mars pour faire place au gala des Jutra.

C'est François Legault, dimanche matin, qui a été le premier à s'opposer à la présence de la chef péquiste lors de l'émission du 6 avril. Le chef de la Coalition avenir Québec avait alors déclaré que la visibilité dont profiterait Pauline Marois à quelques heures du jour J «posait problème». M. Legault avait aussi remis en question la façon dont l'équipe de production envoyait les cartons d'invitation pour l'émission.

La prise de position de M. Legault avait forcé Guy A. Lepage a expliqué la formule qu'emploient les responsables de l'émission. Depuis qu'elle a pris l’antenne, en 2004, le premier choix de la date est toujours offert au parti qui est au pouvoir. Vient ensuite la première opposition, puis la seconde, et ainsi de suite, en ordre décroissant du nombre de députés élus.

Il aurait été «injuste» de changer le modus operandi cette fois, avait plaidé l’animateur Guy A. Lepage en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne, dans les heures suivant la sortie de M. Legault

«Si on l’avait fait pour ce cas-là, là on aurait dérogé», avait-il affirmé.

«On ne voulait pas décider nous-mêmes non plus, parce que là, on aurait pu parler d’interférence», avait aussi fait remarquer M. Lepage.

Mais lundi, Guy A. Lepage et la société d'État ont convenu qu'il ne serait pas «approprié» de diffuser une entrevue avec un chef de parti la veille des élections du 7 avril.

Dans un communiqué publié en fin d'après-midi, lundi, Radio-Canada avait plaidé qu'elle ne souhaitait pas «donner l'impression qu'elle favorise un parti ou un autre».

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