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Nucléaire: l'Iran doit prendre des décisions "très difficiles" (Kerry)

13/03/2014 05:28 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

L'Iran va devoir prendre des décisions "très difficiles" pour sceller un accord définitif avec les grandes puissances sur son programme nucléaire controversé, a prévenu jeudi le secrétaire d'Etat américain John Kerry avant la reprise lundi de pourparlers internationaux.

Le chef de la diplomatie américaine a aussi réaffirmé à l'adresse d'autres pays que l'Iran "n'était pas ouvert aux affaires" et restait soumis à un régime de sanctions internationales.

L'Iran et les grandes puissances du groupe des 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) ont conclu fin novembre à Genève un accord intérimaire de six mois (du 20 janvier au 20 juillet) qui prévoit un gel d'activités nucléaires sensibles en échange de la levée d'une petite partie des sanctions. De nouvelles négociations ont été lancées en janvier, les 5+1 cherchant à obtenir un accord global garantissant la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien.

La prochaine session est prévue le 17 mars à Vienne.

"Nous pensons que nous allons dans la bonne direction. (Mais) je ne peux pas vous dire où nous allons atterrir finalement, nous n'en savons rien", a dit M. Kerry devant une commission du Sénat américain.

"Les Iraniens vont devoir prendre certaines décisions très difficiles --très difficiles-- afin de répondre aux préoccupations de la communauté internationale quant à la nature pacifique de ce programme" nucléaire, a insisté le chef de la diplomatie américaine.

Les 5+1 et Israël accusent l'Iran, qui dément, de chercher à se doter de l'arme nucléaire.

La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, chef de file des 5+1, s'est rendue à Téhéran le week-end dernier et a mis en garde contre tout excès d'optimisme dans le règlement global du dossier nucléaire, parlant de négociations difficiles et sans "garantie de succès".

Et son homologue américain John Kerry a une nouvelle fois mis en garde contre toute tentation d'investissements économiques de pays tiers en Iran, après que des délégations d'entreprises se furent rendues sur place. Il a dit avoir contacté "personnellement" ses homologues d'autres pays pour "leur dire très clairement que l'Iran n'était pas ouvert aux affaires". "Ils l'ont compris (...) mais si des gens transgressent le régime de sanctions, leurs entreprises seront punies", a prévenu M. Kerry.

En pleine visite d'Etat en février du président français François Hollande, son homologue américain Barack Obama lui avait donné un coup de griffe en mettant en garde les entreprises françaises qui feraient affaire avec Téhéran avant tout accord nucléaire définitif.

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