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La Malaisie contredit le Wall Street Journal au sujet des moteurs de l'avion

13/03/2014 07:58 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

KUALA LUMPUR, Malaisie - Les autorités malaisiennes ont étiré jeudi vers l'ouest, en direction de l'Inde, leurs recherches pour retrouver l'avion disparu, en admettant qu'il pouvait avoir continué à voler pendant plusieurs heures après son dernier contact avec le sol.

Ce scénario risque de rendre encore plus complexe la tâche de retrouver le Boeing 777 et soulève la possibilité que les recherches soient actuellement concentrées dans la mauvaise région.

Lancés sur la plus récente fausse piste, des avions envoyés vérifier la présence de débris possiblement repérés par des satellites chinois sont rentrés bredouille, jeudi.

Les images chinoises montraient possiblement des débris près de la dernière position confirmée de l'appareil. L'agence officielle Chine nouvelle indique que les clichés, pris dimanche matin vers 11h, montraient trois objets flottants dans un rayon de 20 kilomètres, dont un qui faisait 24 mètres par 22 mètres.

«Il n'y a rien. Nous y sommes allés, il n'y a rien», a dit le ministre malaisien des Transports par intérim, Hishammuddin Hussein.

Ajoutant encore davantage à la frustration, il a ensuite révélé que l'ambassade chinoise a informé le gouvernement malaisien que les images ont été publiées par erreur et qu'elles ne montrent pas de débris du vol MH370.

L'avion voyageait de Kuala Lumpur vers Pékin, tôt samedi matin, quand il s'est volatilisé.

Une vaste opération internationale de recherche a été lancée en mer de Chine méridionale, le dernier emplacement connu de l'avion. Des fouilles similaires ont lieu dans la partie nord du détroit de Malacca, après qu'un radar militaire ait possiblement répéré l'appareil dans ce secteur.

Le quotidien Wall Street Journal cite jeudi des enquêteurs américains qui croient que le Boeing 777 est demeuré en vol pendant environ quatre heures après le dernier contact confirmé. Ces experts évoquent des données transmises automatiquement au sol par les moteurs, dans le cadre d'un programme d'entretien habituel.

M. Hishammuddin a déclaré que le gouvernement a communiqué avec Boeing et Rolls Royce, le fabricant des moteurs, et que tous deux affirment que les dernières données reçues des moteurs l'ont été à 1h07, avant que l'avion ne disparaisse au-dessus de la mer de Chine méridionale, en route pour Pékin.

M. Hishammuddin a reconnu qu'il est entièrement possible que l'avion ait continué à voler pendant plusieurs heures. «Évidemment, nous ne pouvons rien exclure. C'est pourquoi nous avons agrandi nos recherches. Nous étirons nos fouilles vers la mer d'Andaman», a-t-il dit.

Il a révélé que la Malaisie a demandé à l'Inde et à d'autres pays voisins de lui fournir des données radar. Un responsable indien a indiqué, sous le couvert de l'anonymat, que le pays déploiera des aéronefs et des navires dans le sud de la mer d'Andaman.

Le premier ministre chinois Li Keqiang a déclaré aux journalistes, jeudi, qu'il souhaiterait constater une meilleure coordination entre les pays qui participent aux recherches.

«Les familles et les amis (des passagers) brûlent d'inquiétude. Le gouvernement chinois et le peuple chinois s'inquiètent grandement de leur sécurité, a-t-il dit. Tant qu'il y aura une lueur d'espoir, nous ne cesserons pas de chercher.»

Quelque 43 navires et 39 aéronefs provenant d'au moins huit pays fouillent un secteur de près de 93 000 kilomètres carrés, soit environ la superficie du Portugal.

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