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Élections 2014 - Justin Trudeau s'implique, du bout des lèvres, dans la campagne électorale

13/03/2014 03:36 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT
CP

OTTAWA - Disparu depuis deux semaines pour s'occuper de son dernier-né, le chef libéral Justin Trudeau vient de se manifester en commentant la campagne électorale québécoise.

Sur le fil Twitter, le leader du Parti libéral du Canada a envoyé jeudi après-midi un gazouillis où il rappelait que ce seront les Québécois qui décideront du résultat de l'élection provinciale.

Quelques minutes plus tard, il ajoutait dans une autre contribution à Twitter: «Les Québécoises et les Québécois veulent une économie plus prospère, pas un troisième référendum».

Cette déclaration, il l'a également offerte en anglais.

Si son gazouillis en anglais n'a suscité aucun commentaire sur son fil, celui en français lui a attiré une pluie de réactions... pas toujours favorables ni polies.

Un peu plus tard dans la journée, le fil Twitter de M. Trudeau affichait une autre déclaration, dans les deux langues: «Mes collègues du Québec et moi-même appuyons le fédéralisme».

La semaine dernière, dans les corridors du parlement à Ottawa, les élus libéraux du Québec ont affiché leur appui pour leurs cousins menés par Philippe Couillard.

Mais jusque-là, les chefs politiques, à Ottawa, s'étaient montrés discrets lorsqu'on leur demandait de parler spécifiquement de la campagne électorale québécoise.

Tout en réaffirmant ses convictions fédéralistes, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a ainsi refusé de dire quel parti il appuie.

«Je n'appuierai aucun parti dans cette élection parce que j'attends l'arrivée d'un NPD-Québec», disait-il, sourire en coin, le jour du déclenchement de la campagne québécoise.

Le premier ministre Stephen Harper n'a pas voulu se commettre d'aucune manière. Mais on a appris qu'il avait contacté les premiers ministres des provinces pour discuter de l'élection québécoise. Il a également demandé leurs avis à MM. Trudeau et Mulcair.

Toutefois, son opinion, M. Harper la garde pour lui.

Même l'arrivée de Pierre Karl Péladeau sur la scène politique n'a pas réussi à lui arracher un commentaire. Le premier ministre était en voyage en Corée du Sud lorsque la nouvelle l'a rattrapé, en début de semaine.

«C'est mon habitude de ne jamais commenter sur des élections dans les provinces. Le fédéral demeure toujours prêt à travailler avec des gouvernements provinciaux que les électeurs, les électrices élisent», avait-il déclaré tièdement.

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