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Le patron de Facebook appelle Obama pour se plaindre de l'espionnage en ligne

13/03/2014 05:36 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT
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Le patron de Facebook Mark Zuckerberg a téléphoné au président Obama pour se plaindre de la "menace" que représentaient pour internet les pratiques du gouvernement américain, alors que se multiplient les révélations sur de vastes programmes d'espionnage.

"J'ai appelé le président Obama pour exprimer ma frustration quant aux dommages créés par le gouvernement pour notre avenir à tous", a annoncé jeudi Mark Zuckerberg sur sa page Facebook personnelle. "Malheureusement, on dirait qu'il va falloir beaucoup de temps pour une vraie réforme."

"Le gouvernement américain devrait être un champion pour internet, pas une menace. Ils doivent être plus transparents sur ce qu'ils font, ou sinon les gens imagineront le pire", prévient-il.

Le coup de colère du fondateur du premier réseau social mondial en ligne illustre les tensions croissantes entre le secteur technologique et le gouvernement après une série de révélations sur des programmes de surveillance mis en place par des agences de renseignements américaines comme la NSA.

Mercredi encore, l'ex-journaliste du Guardian Glenn Oswald a fait état sur le site du magazine en ligne Intercept de l'usage à grande échelle de virus pour extraire des données de réseaux téléphoniques ou internet, sur la base de documents transmis par l'ex-consultant de la NSA Edward Snowden. Dans certains cas, la NSA aurait imité des pages de Facebook pour injecter ces virus dans des ordinateurs.

La plupart des internautes et des entreprises coopèrent "pour créer un environnement sûr et rendre l'espace que nous partageons encore meilleur", souligne Mark Zuckerberg. "C'est pourquoi je suis si troublé et si frustré par les informations sur le comportement du gouvernement américain. Quand nos ingénieurs travaillent sans relâche pour améliorer la sécurité, nous pensons protéger contre des criminels, pas contre notre propre gouvernement", s'emporte-t-il.

Transparence et confiance

Selon les informations fournies au fil des derniers mois par Edward Snowden, la NSA aurait eu accès aux serveurs de poids lourds du secteur technologique comme Facebook, Google ou Yahoo!.

Les entreprises concernées ont démenti fermement des accès à leurs données sans mandat judiciaire, mais fait valoir que davantage de transparence rassurerait leurs utilisateurs.

En janvier, elles ont obtenu le droit de publier des chiffres globaux sur les demandes officielles de données, mais beaucoup de voix se sont élevées pour réclamer davantage de détails.

Mark Zuckerberg a renouvelé jeudi cet appel à l'ouverture, faisant valoir que "avoir confiance en internet est plus important que jamais".

"Pour qu'internet reste solide, nous devons maintenir sa sécurité. C'est pourquoi chez Facebook nous consacrons beaucoup de notre énergie à rendre nos services et l'ensemble d'internet plus sûr et sécurisé. Nous cryptons les communications, nous utilisons des protocoles sécurisés, nous encourageons les gens à utiliser différents moyens d'identification et nous mettons tout en oeuvre pour aider à régler les problèmes que nous découvrons dans les services tiers", affirme encore le patron de Facebook.

Ces commentaires ont provoqué une réaction enthousiaste en ligne: en deux heures, près de 97 000 membres de Facebook ont appuyé sur le bouton "j'aime", 11 800 ont partagé le message, et des centaines l'ont commenté, la plupart pour féliciter le PDG.

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