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Droits de l'Homme: Rabat veut mieux gérer les plaintes

13/03/2014 03:45 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

Le gouvernement marocain a annoncé jeudi vouloir mieux répondre aux plaintes déposées pour des violations présumées des droits de l'Homme, en particulier au Sahara occidental.

Des interlocuteurs permanents vont être nommés dans chaque ministère afin de traiter les plaintes déposées par les citoyens auprès du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH, officiel), a expliqué le ministère de la Communication.

Ces plaintes devront donner lieu, "sous trois mois, à une réponse officielle qui fera l'objet d'une publication", a précisé la communiqué du ministère.

La décision du gouvernement doit permettre "d'interagir rapidement" et de "répondre efficacement" aux sollicitations du CNDH, en particulier de ses délégations de Laâyoune et Dakhla, au Sahara occidental, a fait valoir le porte-parole du ministère, Mustapha Khalfi, cité par la MAP.

Interrogé par l'AFP, un responsable du CNDH, Mohammed Sebbar, a estimé que cette décision visait à lever "les difficultés à communiquer rencontrées jusqu'à présent avec les différents secteurs ministériels".

"L'adoption des nouvelles mesures (...) donnera, si nécessaire, la possibilité d'ouvrir des enquêtes et de recourir à la justice", a-t-il ajouté.

Cette annonce intervient à quelques semaines des débats au Conseil de sécurité de l'ONU sur la prolongation de la mission des Nations unies au Sahara occidental (Minurso), principalement chargée de surveiller le cessez-le-feu depuis 1991 dans cette ancienne colonie espagnole contrôlée par Rabat mais revendiquée par des indépendantistes.

L'an dernier, une polémique avait éclaté au moment de cette reconduction autour d'un projet de résolution américain visant à élargir le mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l'Homme.

Le Maroc avait vivement combattu le projet, finalement abandonné par Washington.

Rabat propose un plan d'autonomie pour le Sahara occidental, vaste territoire de moins d'un million d'habitants. Mais les indépendantistes du Polisario, soutenus par Alger, réclament un référendum d'autodétermination.

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