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C1 - Arsenal, City, causes différentes, mêmes effets

13/03/2014 12:00 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

Les éliminations prématurées en 8e de finale de la Ligue des champions d'Arsenal et de Manchester City n'ont pas le même goût ni les mêmes raisons pour des Gunners accumulant les décéptions et des Citizens découvrant ce niveau.

Pour l'Angleterre, la semaine prochaine sera décisive puisque ses deux derniers représentants, Chelsea (1-1 à l'aller contre Galatasaray) et Manchester United (défait 2 à 0 par Olympiakos) joueront leur survie en C1.

. Arsenal: à force de ne pas casser la tirelire...

Pour les Londoniens, déjà battus l'an passé au même stade, les années se suivent et se ressemblent malheureusement.

La frustration n'a d'ailleurs pas manqué de saisir Arsène Wenger qui a dénoncé l'arbitrage du match aller. Incapable d'atteindre les quarts depuis 2010, l'entraîneur a pourtant une grande part de responsabilité.

Si le club est bien géré et financièrement sain, l'effectif reste trop limité qualitativement et quantitativement pour rivaliser avec les meilleures écuries continentales.

La faute à ces joueurs vendus parce que le Français n'a pas réussi à les prolonger ou parce que les indemnités versées en contre-partie étaient trop tentantes.

Sans compter que la moindre blessure est susceptible de perturber la bonne marche de l'équipe. Joueur-clé d'un excellent début de saison, le Gallois Aaron Ramsey végète ainsi depuis janvier à l'infirmerie.

Arrivé lui fin août contre 50 ME pour masquer un premier mois délicat et rassurer politiquement les actionnaires en montrant la capacité du club à frapper fort, le meneur Özil a bien soufflé un vent nouveau... qui s'est arrêté dès l'hiver venu.

Arsenal se retrouve donc un peu dans la même situation que l'an passé. En 2013, l'élimination européenne avait été mal gérée et les Gunners n'avaient plus que leur honneur à sauver à partir d'avril.

Actuellement troisièmes en Premier League alors qu'ils étaient encore premiers début février, ils semblent à l'abri d'une pareille déconvenue cette année et la perspective de disputer une demi-finale de Coupe d'Angleterre, voire de finir sur le podium pour la première fois depuis 2010 peut les maintenir sous pression.

L'histoire dira si c'est assez pour décrocher aussi un premier titre depuis 2005. Pour espérer mieux, Wenger devra se résoudre cet été à casser sa tirelire.

. Manchester City: crise de croissance

Le champion d'Angleterre 2012, après deux saisons erratiques en poules de C1, venait de franchir l'obstacle pour la première fois de sa maigre histoire européenne. Après avoir rivalisé avec le Bayern au premier tour, il peut estimer avoir eu la malchance de tomber sur Barcelone, même si les Catalans semblent loin de leur apogée.

Les Citizens, actuellement un peu dans le creux, peuvent peut-être aussi regretter le timing de cet affrontement alors qu'ils ont impressionné l'Europe d'octobre à janvier.

Enfin, le déroulement du match aller, et la triple peine exclusion-penalty-suspension de Demichelis pour une faute en dehors de la surface --alors qu'ils bousculaient les Blaugrana-- finira peut-être de leur laisser un goût amer.

Pellegrini a pourtant des atouts à faire valoir. D'abord, après Mancini, il a ramené le club dans la voie de la sérénité. Il a aussi réussi à développer un jeu de qualité.

Si des retouches peuvent améliorer son groupe, notamment en défense, celui-ci est de qualité et dense, avec notamment un "galactique" en la personne d'Agüero.

Si City parvenait à finir en apothéose et empocher son deuxième titre national en trois ans, cette élimination ne serait sûrement plus qu'un lointain souvenir en mai.

Déjà vainqueur de la Coupe de la Ligue mais éliminé un peu bêtement de la Coupe d'Angleterre ensuite, City courrait peut-être cette saison après un quadruplé trop gros pour lui.

En évacuant rapidement la déception, le quatrième de Premier League reste toutefois maître de son avenir. Car s'il compte neuf points de moins que Chelsea... ses trois matches en retard font de lui un leader potentiel.

cd/pgr/dhe

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