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Colombie: Uribe dénonce de "graves irrégularités" aux législatives

12/03/2014 02:37 EDT | Actualisé 12/05/2014 05:12 EDT

L'ex président colombien Alvaro Uribe, dont le parti s'est imposé dimanche aux législatives comme la première force d'opposition, a dénoncé mercredi de "graves irrégularités" lors du scrutin.

M. Uribe, détracteur du processus de paix ouvert par le gouvernement avec la guérilla marxiste des Farc, a assuré détenir des preuves que son parti conservateur, le Centre démocratique, a été volé d'au moins 250.000 voix.

"Cela a modifié substantiellement le résultat électoral et la composition du Congrès", a lancé l'ex chef de l'Etat à la radio colombienne La W, estimant que sa formation aurait dû être davantage représentée au Sénat où il a lui-même été élu.

La coalition gouvernementale du président Juan Manuel Santos, artisan du dialogue avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), a obtenu une majorité relative avec 49 sièges sur 102, contre 19 pour le parti M. Uribe, au Sénat, l'une des deux chambres du Congrès.

Le successeur de M. Santos, qui accuse ce dernier de "trahison" pour avoir ouvert un dialogue avec la principale rébellion du pays, a dénoncé une "affaire très grave", accusant notamment la majorité présidentielle d'avoir acheté des votes.

Son parti présentera des éléments de preuve aux autorités et à la mission électorale de l'Organisation des Etats Américains (OEA), a-t-il affirmé.

Très populaire pour sa politique de fermeté envers les Farc entre 2002 et 2010, M. Uribe s'oppose au processus de paix actuel ouvert depuis 16 mois à Cuba avec cette guérilla fondée en 1964 et qui compte encore selon les autorités plus de 7.000 combattants.

Le conflit colombien, le plus ancien d'Amérique latine, a fait plusieurs centaines de milliers de morts et quelque 4,5 millions de déplacés en cinquante ans, mêlant l'armée à des guérilla, des milices paramilitaires et des bandes criminelles.

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