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10/03/2014 09:52 EDT | Actualisé 10/05/2014 05:12 EDT

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni demandent une injonction d'urgence

PARIS - L'ancien président français Nicolas Sarkozy et sa femme Carla Bruni ont demandé lundi à un juge de leur accorder une injonction d'urgence pour empêcher la diffusion de conversations privées enregistrées par un ancien conseiller.

Les enregistrements comprennent aussi des discussions entre M. Sarkozy et sa garde rapprochée pendant qu'il était au pouvoir en 2011. Ils ont été dévoilés la semaine dernière par un quotidien français et un site Internet.

Le site Web a depuis retiré l'enregistrement où on entend Mme Bruni taquiner son mari en lui disant qu'il est un homme «entretenu» qui espérait devenir riche en se mariant avec elle.

L'ancien couple présidentiel réclame la somme de 30 000 euros au conseiller en question, Patrick Buisson, et un montant symbolique de 1 euro au site Internet qui a diffusé les conversations, Atlantico.

Atlantico a indiqué que les enregistrements ont été diffusés et retranscrits «à des fins légitimes d'intérêt public», mais qu'il a retiré ceux touchant Mme Bruni parce qu'elle n'est pas «une personnalité politique et qu'elle n'a jamais prétendu occuper un tel rôle».

L'avocat de M. Buisson a déclaré lundi que son client avait une enregistreuse dans sa poche, mais qu'il n'avait jamais eu l'intention d'enregistrer les conversations.

Deux jours après la diffusion de ces enregistrements, on a appris que des juges épiaient aussi les conversations entre M. Sarkozy et ses avocats dans une enquête qui a trait à sa campagne de 2007.

Ces enregistrements ont été réalisés après que M. Sarkozy ait quitté le pouvoir en 2012. Le Barreau de Paris a dénoncé cette atteinte au secret professionnel de l'avocat.

Le juge doit rendre sa décision vendredi.

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