POLITIQUE
10/03/2014 09:10 EDT | Actualisé 10/05/2014 05:12 EDT

François Legault promet la création de 210 000 emplois sur quatre ans (VIDÉO)

TROIS-RIVIÈRES, Qc - Le projet Saint-Laurent, l'une des marottes de François Legault, favorisera la création de quelque 50 000 emplois permanents «bien payés» grâce à la mise en oeuvre d'une «vallée de l'innovation» à l'image de celles que l'on retrouve à Silicon Valley, Londres ou encore Tel-Aviv.

Le chef caquiste a été le premier — et demeure le seul à ce jour — à avoir dévoilé son cadre budgétaire, mais il n'avait pas encore formulé ses engagements en matière d'emploi. C'est maintenant chose faite: le chef a promis lundi la création de quelque 210 000 emplois sur quatre ans, incluant les 50 000 emplois du projet Saint-Laurent.

Le gouvernement investirait quelque 2 milliards $ sur quatre ans afin de consolider ou de mettre en place des «zones d'innovation» agglutinées autour du fleuve Saint-Laurent, où cohabiteraient facultés de sciences de la vie et d'ingénierie, développements résidentiels et établissements industriels.

Pour arriver à dégager cette somme, François Legault irait piger à deux endroits: les crédits d'impôt aux entreprises (un milliard $) et la récupération des sommes budgétées pour la Politique économique du Parti québécois (PQ - un autre milliard $).

Selon le leader de la Coalition avenir Québec (CAQ), les centaines de millions de dollars engagés dans la Politique économique péquiste l'ont été de façon «éparpillée»: la PQ a «saupoudré» 478 millions $ dans l'ensemble du secteur manufacturier alors qu'il a réservé une enveloppe de 450 millions $ au seul projet de cimenterie de Port-Daniel, en Gaspésie.

L'autre milliard proviendra des économies réalisées grâce à l'abolition des crédits d'impôts pour la recherche et le développement, la production de titres multimédias et le développement des affaires électroniques.

Sondage: Legault «optimiste»

Le chef de la CAQ s'est dit ragaillardi par les résultats d'un sondage CROP-Radio-Canada, particulièrement au chapitre du vote francophone et de la proportion d'indécis.

Si la formation politique accuse toujours un retard par rapport aux péquistes et aux libéraux — la CAQ revendique 17 pour cent des intentions de vote comparativement à 36 pour les deux autres —, elle s'accroche à ces deux variables.

En fait, François Legault s'est dit «optimiste» et a plaidé qu'il n'y avait «rien de joué» lorsqu'il a été invité à commenter les résultats de ce coup de sonde en marge de son annonce à Trois-Rivières.

«Quand on regarde du côté des francophones, 25 pour cent pour les libéraux et 20 pour cent nous autres, la bataille commence. Et ce qu'on voit, c'est que beaucoup de gens sont prêts à changer d'idée», s'est-il réjoui.

Le sondage a été réalisé auprès de 1400 internautes entre les 5 et 8 mars. Comme il a été mené sur Internet, il ne comporte pas de marge d'erreur.

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