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10/03/2014 05:34 EDT | Actualisé 10/05/2014 05:12 EDT

Barry Bonds est de retour chez les Giants, comme instructeur des frappeurs

SCOTTSDALE, États-Unis - Barry Bonds croit fermement qu'il mérite d'être élu au Temple de la renommée du baseball.

«Sans aucun doute», a déclaré le roi des circuits du baseball, lundi, au camp d'entraînement des Giants de San Francisco, où il agira comme instructeur des frappeurs pendant une semaine.

Bonds, qui a maintenant 49 ans, a disputé 15 saisons dans l'uniforme des Giants, complétant sa carrière en 2007 avec un grand total de 762 circuits.

Les soupçons de dopage à ses dernières campagnes ont toutefois bousillé ses chances d'être élu au Panthéon à ses deux premières années d'admissibilité.

Lorsqu'on l'a invité à donner un conseil à ceux qui n'ont pas voté pour lui, Bonds s'est contenté de répondre: «Vous êtes tous des adultes. Je n'ai pas de conseil à vous donner».

Il a refusé d'aborder le sujet d'Alex Rodriguez, qui a été suspendu pour la saison au complet.

Bonds a dit respecter Rodriguez et il a indiqué qu'il discuterait avec lui en privé, «pas en conférence de presse».

Lors de sa rencontre d'une trentaine de minutes avec près d'une quarantaine de journalistes, sur un patio surplombant le champ gauche du stade de Scottsdale, Bonds a souvent cherché à prendre ses distances avec son passé controversé.

«C'est une très belle sensation d'être de retour, a dit Bonds. C'est une belle sensation de redonner au sport que j'adore. J'espère en faire partie pour une plus longue période encore. J'y prends plaisir.

«Je suis plus nerveux dans ce rôle-ci qu'à l'époque où je jouais. Quand je jouais, ça n'impliquait que moi. J'espère donner de bons services au club. On verra si ça fonctionne, a-t-il ajouté. Je ne sais même pas si je suis bon dans ce rôle.»

En apparence plus léger de 30 livres qu'à l'époque où il jouait et beaucoup plus amical, Bonds portait une casquette orange et noire des Giants, un coupe-vent noir et des pantalons de baseball, prêt pour sa première journée d'un séjour d'une semaine au camp.

Il semblait détendu, alors qu'il a plus souvent ri et blagué en quelques minutes qu'il ne l'a fait durant toutes ses années où il régnait sur le vestiaire de l'équipe.

«J'ai juste une personnalité différente. J'avais une personnalité différente quand je jouais, a-t-il dit. Maintenant, j'ai eu le temps de ralentir, de faire autre chose. J'avais besoin d'être ce gars-là pour jouer, j'étais comme ça à l'époque. Mes coéquipiers avaient l'habitude de dire qu'on ne joue pas quand on est aimable. Ç'a fonctionné. Peu importe ce que c'était, ç'a fonctionné.»

Après avoir rencontré les médias, Bonds a scruté plusieurs joueurs des Giants de près à la cage des frappeurs.

«Le moment était bien choisi. C'est pourquoi ça s'est fait maintenant, a dit le gérant Bruce Bochy de l'embauche de Bonds. C'est bon pour Barry de voir comment ça va fonctionner pour lui. À mes yeux, il est l'un des plus grands cerveaux du baseball.»

Quant à savoir s'il aimerait devenir gérant un jour...

«Je veux d'abord passer au travers les sept prochains jours», a lancé Bonds en riant.

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