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09/03/2014 03:03 EDT | Actualisé 09/05/2014 05:12 EDT

Péladeau candidat péquiste: les masques tombent, selon Philippe Couillard

DOLBEAU-MISTASSINI, Qc - L'arrivée de Pierre Karl Péladeau à titre de candidat péquiste dimanche fait tomber les «derniers masques» dans la campagne, a déclaré le chef libéral Philippe Couillard.

Dans son discours d'investiture en tant que candidat dans la circonscription de Roberval, dimanche après-midi, il a soigneusement évité de critiquer personnellement l'entrée en scène du magnat de la presse. Il a même évité de prononcer son nom et a plutôt parlé d'une «nouvelle recrue».

Mais la profession de foi indépendantiste prononcée par l'homme d'affaires controversé donne des indices clairs, selon Philippe Couillard, qui trouve ainsi des munitions. Il n'y a plus qu'un seul enjeu à ses yeux.

«Les derniers masques sont tombés, a-t-il déclaré devant environ une centaine de militants réunis dans une salle de Dolbeau-Mistassini. C'est clair maintenant. Si tous ceux qui ne veulent pas de référendum décident que c'est la question de l'élection — et on vient de nous dire au Parti québécois que c'est la question de l'élection — si ces personnes votent pour nous, pour le Parti libéral, on va former un gouvernement majoritaire comme on n'en a en pas vu depuis très longtemps au Québec.»

Plus tôt en matinée, le chef libéral a tenté de minimiser l'importance de l'arrivée de Pierre Karl Péladeau. Dans une autre conférence de presse toujours à Dolbeau-Mistassini, il a déclaré que cela ne changeait pas le débat et que toutes les candidatures étaient bienvenues. Malgré l'insistance des journalistes qui, un après l'autre, revenaient sur le sujet, le chef libéral demeurait peu loquace.

L'entrée en scène politique de l'actionnaire de contrôle du plus important conglomérat médiatique au Québec, Québecor, est le coup le plus fracassant depuis le début de la campagne électorale mercredi dernier. Il devient candidat péquiste dans Saint-Jérôme. Il était aussi président du conseil d'administration d'Hydro-Québec, poste auquel il a renoncé dimanche matin, de même qu'à ses fonctions à Québecor.

«Les candidatures sont toutes bienvenues, a déclaré M. Couillard. C'est bien de se présenter en politique. Mais la candidature, quelle qu'elle soit, ne changera pas le débat. (...) Quelle que soit la candidature, cela ne change pas le message, cela ne change pas la question, jusqu'au 33e jour de la campagne.»

Il a assuré que sa stratégie n'allait pas changer non plus et qu'il allait «rester sur le même message». Philippe Couillard est resté prudent en répétant qu'il préférait ne pas réagir tant que le principal intéressé n'aura pas fait de déclaration plus tard dimanche.

«Je ne fais pas de commentaires personnels sur M. Péladeau. Je vais entendre d'abord ses réponses tantôt (à la conférence de presse que M. Péladeau a tenue à Saint-Jérôme). Mais je répète que son message devient celui du Parti québécois. Que ce soit M. Péladeau ou n'importe qui, quelqu'un qui se présente pour le PQ se présente pour séparer le Québec du Canada et avoir un référendum le plus rapidement possible».

De même, le chef libéral a refusé de commenter sur la crédibilité de Pierre Karl Péladeau ou son bilan d'homme d'affaires.

«C'est quelqu'un qui est connu», s'est-il limité à affirmer.

Il n'a même pas voulu se prononcer sur le principe, le fait qu'un homme d'affaires à la tête du plus important conglomérat médiatique se lance en politique active.

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