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09/03/2014 03:35 EDT | Actualisé 09/05/2014 05:12 EDT

Meurtres de policiers à Bahreïn: quatre chiites encourent la peine de mort (procureur)

Quatre chiites ayant "avoué" selon les autorités leur implication dans le meurtre de trois policiers, début mars, encourent la peine de mort, a indiqué dimanche le procureur de Bahreïn.

Trois policiers, dont un officier émirati, ont été tués le 3 mars dans un attentat à la bombe dans un village chiite de Bahreïn.

Il s'agissait de l'attentat le plus grave contre les forces de sécurité à Bahreïn depuis l'écrasement en mars 2011 du soulèvement dans ce petit royaume du Golfe dirigé par une dynastie sunnite, où la majorité de la population est chiite.

C'était aussi la première fois qu'un membre des forces de sécurité d'un autre pays du Golfe est tué à Bahreïn, où des militaires des Etats voisins se sont déployés il y a trois ans pour soutenir la monarchie sunnite face au soulèvement chiite.

La peine de mort est souvent commuée à une peine de prison à perpétuité, soit 25 ans dans le royaume de Bahreïn où le procureur a inculpé, selon un communiqué, quatre chiites: Sami Mirza Ahmed Mushaima, Abbas Jamil Tahir Alsameea, Ali Mohammed Jamil Taher Alsameea et Youssef Ahmed Mohammed Taher Alsameea d'avoir "formé et rejoint un groupe terroriste et d'avoir tué un membre du personnel de sécurité".

Les quatre chiite ont "avoué" leur implication dans cette attaque et sont également poursuivis pour "fabrication et détention d'explosifs", ajoute le communiqué.

Après l'attaque du 3 mars, revendiquée par un groupe clandestin, les Brigades al-Ashtar, le gouvernement de Bahreïn s'était engagé à combattre sans répit "le terrorisme".

L'impasse politique est totale à Bahreïn où l'opposition réclame l'instauration d'une véritable monarchie constitutionnelle alors que le pouvoir refuse de faire des concessions de fond. Face à la poursuite de la contestation, les autorités ont alourdi l'an dernier les peines pour les auteurs de violences et introduit la peine de mort ou la prison à perpétuité en cas de morts ou de blessés.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), au moins 89 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation.

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