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09/03/2014 04:42 EDT | Actualisé 08/05/2014 05:12 EDT

La Ligue arabe refuse vertement de reconnaître Israël comme un État juif

Les ministres arabes des Affaires étrangères ont rejeté dimanche les demandes d'Israël voulant que les Palestiniens reconnaissent l'existence d'un État juif, affirmant qu'un tel geste nuirait aux droits des réfugiés palestiniens.

Dans une résolution adoptée au siège de la Ligue arabe au Caire, en Égypte, ces ministres ont parlé de la question des réfugiés palestiniens comme faisant partie intégrante d'une paix « complète et juste ». La ligue a aussi blâmé Israël pour l'enlisement des négociations de paix.

Cette déclaration vient offrir un appui solide au leader palestinien Mahmoud Abbas, qui a déclaré publiquement la semaine dernière qu'il ne reconnaîtrait jamais Israël comme État juif, et ce malgré une forte pression internationale. Il n'a toutefois pas identifié ceux ou celles lui infligeant une telle pression.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a indiqué la semaine dernière que les Palestiniens devaient reconnaître Israël comme État juif pour démontrer qu'ils étaient sérieux à propos de la paix. Il s'agit du plus récent signe que malgré sept mois de médiation de la part du secrétaire d'État américain John Kerry, un profond fossé sépare toujours les deux camps.

M. Abbas doit rencontrer le président américain Barack Obama à Washington, le 17 mars, dans le cadre des efforts américains pour faire pression sur les deux parties. Le président de l'Autorité palestinienne a rappelé que l'Organisation de libération de la Palestine avait reconnu l'État d'Israël en 1993, et que cela était suffisant.

L'actuelle ronde de négociations a débuté à la fin juillet 2013, mais s'est frottée dès le départ à des désaccords entre MM. Abbas et Nétanyahou à propos des règles de base.

La résolution arabe appelle également à ce qu'une conférence internationale se penche sur la question palestinienne, en plus de réclamer une réévaluation du rôle des médiateurs internationaux dans le dossier, dans la foulée de leur « incapacité à effectuer des progrès pour atteindre une paix juste et complète ».

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